lundi 21 novembre 2011

Philippe Pigolon /// Intérieur d'un gite rural dans le sud ouest





Philippe Pigolon partage la même galere que Olivier Cablat à Arles, la galerie 2600. 
Il a lui aussi participé à l'exposition "après l'archive"
"gîte de France"
L'intérieur d'un gîte rural , dans le Sud-Ouest  -  à louer .
Bienvenue  /  Welcome .
Son mobilier  ;  ses bibelots  -  que les locataires peuvent bien casser ( ou voler ) sans grande
conséquence , du fait du peu de valeur des objets  ...  du moins aux yeux de leurs propriétaires .
Novembre 2009 .
La série complète sur le site de Philippe Pigolon



Hypermarkt 2011 /// after archive /// galerie 2600 Arles



Here is the freshly finished catalog of After Archive, the exhibition organized in the occasion of HYPERMARKT.011, in Arles.
We made this free downloadable catalog firstly to thanks all the artists who participated, all the visitors, partners and all the people who stayed more than 2 minutes in our place, taking a time to play ping-pong, drink a «sirop» .

catalogue
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dimanche 13 novembre 2011

The Future of the Photography Museum /// The Four Curators /// FOAM

exposition TRAUMA Barbara Breitenfellner /// confort moderne, Poitiers


collages /// géométrie non-euclidienne


Barbara Breitenfellner est née à la fin des années 60, en Autriche où elle ne grandira pas. Diplômée du prestigieux Master of Fine Art de Glasgow où elle suit l'enseignement de Douglas Gordon, elle choisit de s'installer à Berlin à l'orée des années 2000. L'artiste consigne depuis plus de dix ans ses rêves dans ce qu'elle nomme son "dream diary". Il ne s'agit pas d'une démarche analytique ou exhaustive, elle ne s'intéresse qu'à ses rêves d'art ou d'expositions. Les retranscriptions de ses rêves privilégient un mode descriptif et synthétique. Ses notes donnent le titre des œuvres et apparaissent au mur de ses expositions. L'énoncé sert de point de départ à une mise en scène distanciée de ses projections nocturnes. .../...
L'artiste pratique également le collage depuis de nombreuses années. Une iconographie disparate provenant de sources hétéroclites crée des tableaux aux constructions savamment orchestrées. Animaux, paysages de montagnes, figures humaines, images de mode, publicité vintage s'entrechoquent pour créer des mondes inquiétants aux accents surréalistes. Comme dans ses rêves, le sens ne découle pas d’une grille de lecture psychanalytique mais apparaît de manière incertaine au gré des coïncidences de formes et d'agencements.

Barbara Breitenfellner rêve ses pièces qui semblent configurées dans une géométrie non-euclidienne. Elle agence, associe des matériaux, des objets comme des collections. Il ne s'agit pas de se souvenir au plus près de ce qu'elle a vu lors de ses nuits mais plutôt de construire à partir de ce postulat de nouvelles énigmes, de nouveaux scénarios. Elle vide le rêve de son contenu analytique pour créer un univers d'une inquiétante étrangeté.
illustrations 1_ Barbara Breitenfellner 19.1 x 25.3 cm, Siebdruck / Collage, 2011/// 2_Barbara Breitenfellner Ohne Titel, 21.2 x 27.0 cm, Collage, 2011

ELSE N°2 / revue du musée de l'élysée



(cliquer sur l'image pour consulter en ligne)


LES CLASSIFICATEURS DE LA PHOTOGRAPHIE

Le plus dur, c'était de le faire. Maintenant, c'est le plaisir de continuer. Puisque vous tenez entre vos mains le deuxième numéro de ELSE, on peut désormais dire, véritablement, qu'il existe. C'est un magazine avec sa périodicité, deux numéros par an,c'est l'étrange magazine du Musée de l'Elysée, le magazine suisse de la photographie, de l'autre photographie. Encore plus surprenante, la nouvelle livraison d'images de ELSE 2 réaffirme notre conviction d'une rencontre possible entre les genres, artistiques et vernaculaires, d'un dialogue possible entre les époques, de l'historique au contemporain. Et s'il fallait désigner des coupables, on pointerait du doigt les artistes qui, eux-mêmes-à l'instar de Brigitte Zieger, Martin Crawl ou Luciano Rigolini s'emparent, détournent et s'approprient les images. Alors, pour s'y retrouver, il fallait convoquer tout à la fois la rigueurde l'archiviste et la précision du documentaliste. Il fallait trier, répartir, grouper, ordonner, répertorier, cataloguer, classer, classifier.L'équipe de ELSE s'y est mise, de bon cœur, parfois même avec humour. Et qu'y a-t-il dans ce numéro? Des réminiscences photographiques: avec la tentative de produire l'image composite de l'œuvre des photographes, avec de sublimes tireuses, ou avec une typologie footballistique. Des photosculptures collectionnées par une grande dame de la photographie. Des photos trouvées - mais pas n'importe où! - chez un garagiste américain, auprès du roi de Thaïlande ou chez le photographe de la police. Des images dans l'image, des séries obsessionnelles - bien sûr! - des mises en scène, ou des interprétations médiumniques, dont on sait qu'elles ont plu à Brancusi. Cerise sur le magazine, il y a même un Doisneau, tellement inattendu qu'il pourrait un jourse retrouver dans la collection de Richard Prince!
Sam Stourdzé

focus sur le travail de Jan-Dirk Van der Burg:




un mini documentaire sur ses "lignes de désir":

illustration: Jan-Dirk van der Burg Olifantenpaadjes (desire lines)

dimanche 16 octobre 2011

clément chéroux /// photographier la pensée


Photographier la pensée - Clément CHEROUX par centrepompidou

Plus d'un riche parcours universitaire, Clément Chéroux est conservateur pour la photographie au Centre Pompidou (MNAM-CCI), objet sur lequel il porte un regard précis et singulier tout au long des nombreux ouvrages qu'il a publié sur la question. Il posera la question suivante lors de sa prise de parole: Comment photographier la pensée, s'appuyant sur des tentatives historiques, allant de Louis Darget à Armando Salas Portugal. 

Edvard Munch /// L'oeil moderne /// Centre Pompidou



Munch, inventeur d’un geste photographique.



Munch invente la pratique de l’autoportrait «  à bout de bras » qui consiste à s’emparer de la caméra, à tendre son bras et à retourner l’appareil vers lui, comme on le fait aujourd’hui avec les téléphones portables. Il est donc très moderne. Sa pratique photographique a son autonomie. Cela ne veut pas dire que sa peinture ne soit pas imprégnée par la photographie. Un certain nombre d’éléments qu’il découvre dans sa pratique photographique ou dans la presse illustrée se retrouvent dans ses tableaux. C’est ce que nous montrons dans la quatrième salle sur « l’espace optique » où les thèmes sont très inspirés par le cinéma (notamment les chevaux au galop, stéréotypes filmiques, ou encore les travailleurs sortant de l’usine, filmés par beaucoup d’opérateurs). Dans ses peintures, il y a non seulement des motifs cinématographiques mais plus encore une manière de peindre très cinématographique dans son utilisation de personnages qui semblent avancer vers le spectateur. C’est cet impact des technologies modernes (photographie et cinéma) qui nous intéressait
beaucoup de montrer à partir de la peinture de Munch. lire la suite ici


Munch cinéaste
Au cours d’un voyage en France en 1927, le peintre fait l’acquisition d’une petite caméra « Pathé Baby », avec laquelle il réalise des séries de vues dont à peine plus de cinq minutes ont pu être conservées. Il y témoigne, à travers une succession de courtes scènes, tournées caméra au poing, de son intérêt pour la vie urbaine : mouvement de piétons, passage de tramway, femme au coin d’une rue, homme marchant devant la caméra… Enfin, il ne manque pas de revenir à son sujet de prédilection, l’apparition de sa propre image dans tout son caractère étrange et fascinant. On le voit alors poser l’appareil devant lui, en faire le tour pour se placer à nouveau devant, se pencher vers l’objectif, et l’examiner avec attention comme s’il voulait voir ce qui se cache de l’autre côté du miroir.



où l'on perçoit

samedi 15 octobre 2011

Wolfgang Tillmans /// galerie Chantal Crousel, Paris


Pour cette exposition, Wolfgang Tillmans a puisé dans son répertoire d’images qu’il constitue depuis plus de 20 ans. Chaque exposition est pour lui une occasion d’explorer ce répertoire et de relire chaque image à la lumière des autres, nous offrant une vision chaque fois renouvelée de notre monde et de sa complexité. Ici, le choix s’est porté sur des images datant de ces trois dernières années (2009-2011) : impressions jet d’encre de grand format (env. 200 x130 cm) non encadrées, C-prints de format moyen, et d’autres plus petits sont collés ou cloués directement aux murs de la galerie sans hiérarchie pré-définie. Une constellation d’images nous est donnée à voir - au spectateur de choisir sa lecture.



Plus d'informations sur son site


Video: Tillmans parle d'une de ses "encres"



Illustrations: Wolfgang tillmans  1_Installation View, Museum für Moderne Kunst, Frankfurt, 2011 /// 2_freischwimmer 26

dimanche 10 juillet 2011

From Here On /// Ma voiture s'appelle Picasso





Beaucoup à dire sur cette exposition qui prend acte de la situation nouvelle des images. Des milliards d'images sont maintenant accessibles. On en déduit ce que Joan Fontcuberta appelle une écologie de production. À quoi bon prendre une image de coucher de soleil, alors que l'on peut acceder à des millions d'images du même type en un clic.
Cette exposition peut être vue comme la suite de l'exposition "tous photographes" (2008, musée de l'Élysée).
À n'en pas douter , elle fera date.


From Here On
Ma voiture s’appelle Picasso
Ceux qui naissent aujourd’hui de par le monde ont sans doute plus de chance d’entendre, pour la première fois, prononcer le nom de « Picasso » à propos d’une voiture que de l’un des peintres les plus influents du XX e siècle. C’est là le signe de l’extrême porosité actuelle entre l’art et la culture populaire. C’est aussi le résultat d’une longue partie de yo-yo entre High and Low entamée il y a près d’un siècle.
On fêtera, en effet, bientôt le centenaire de l’invention du ready-made par Marcel Duchamp. Depuis, le principe qui consiste à s’emparer d’un objet de consommation courante pour l’introduire dans la sphère de l’art a fait florès. La plupart des avant-gardes historiques – Dada, le Surréalisme, le Pop Art, l’Internationale situationniste, la Picture Generation et le postmodernisme – ont largement éprouvé les inépuisables ressources plastiques de l’appropriation, à tel point que celle-ci est aujourd’hui devenue un médium à part entière. On a maintenant recours à la technique de l’appropriation comme un artiste du quattrocento utilisait la camera obscura, ou comme un peintre du dimanche ferait de l’aquarelle. Tout le monde la pratique désormais : l’artiste vers lequel tous les regards se tournent, l’étudiant des Beaux-Arts, ma voisine ou mon cousin et même les directeurs artistiques des grandes compagnies automobiles.


un entretient à ce sujet avec Joan Fontcuberta

vues d'exposition (réalisées par André Gunthert)

directement lié à cette exposition,
la nouvelle revue du Musée de l'Élysée "ELSE" (dont une bonne partie du matériel est repris dans l'exposition infos ici

illustrations: 1_thomas mailaender, "extrem tourism", 2011 /// 2__vue de l'exposition "From Here On", Arles, Juillet 2011, André Gunthert

jeudi 23 juin 2011

Marcus Schaden /// Blurb

Quand Blurb réalise un entretien avec Markus Schaden. Blurb , c'est l'édition en ligne, magnifiquement utilisée par  Mickael Schmidt (par exemple: lost memories ). Markus Schaden a ouvert sa librairie-maison d'édition à Cologne en 1996.

l'entretien ici

lundi 25 avril 2011

Exposition Open frame, CRAC Sète /// Meir Wigoder et Taysir Batniji



l'inauguration du second volet du projet Open Frame au CRAC de Sète, co-organisé par Noëlle Tissier et Joerg Bader a été l'occasion de la mise en relation des Travaux de l'Israélien Meir Wigoder et du Palestinien Taysir Batniji.

Meir Wigoder ( né en 1954, vit à Tel-Aviv) se considère comme un activiste politique. Pendant plusieurs années, il a documenté la construction du mur séparant Israël de la Palestine, qui avait été débuté en 2002, tandis que le gouvernement israélien envisageait déjà la construction d’un deuxième mur sur la frontière avec l’Egypte. L’acte de vigilance, dans cette pratique photographique de témoignage, peut être interprété comme une attitude morale envers un acte qui prive les populations de leur liberté de mouvement et de leurs droits civiques de base. Meir Wigoder a théorisé sa pratique. Il écrit : “L’acte traditional du témoinage photographiqe envoie un message subliminal”. Il semble dire : “Le privilège que vous avez de voir cet événement est basé sur la présence de quelqu’un sur le lieu”, tandis que le message émanant de “l’enregistreur vigilant” souligne la responsabilité morale du regardeur.
Taysir Batniji ( né à Gaza en 1966, vit à Paris) développe une pratique autour des notions d’identité individuelle et collective, de la disparition, du déplacement et de l’exil. Les traces qu’il ramène de ses voyages à Gaza, de ses cheminements dans les rues aux murs couverts d’affiches, les marchés et les boutiques, deviennent des parcelles tangibles de mémoire qui sauvegardent une histoire. À l’opposé des clichés médiatiques, ses œuvres montrent une corrélation subtile et métaphorique entre la construction personnelle et le récit universel.
Il montre dans le cadre de l'exposition Open Frame, un extrait de "Watch Tower", ensemble de 26 photographies noir et blanc de checkpoints Israéliens à Gaza et en Cisjordanie. Les images n'ont pas été réalisées par l'artiste, mais "commandées" à des Palestiniens vivant sur place. Le caractère "objectif" de ces architectures sécuritaires ainsi que la présentation en "grille" évoque les travaux des Becher, en particulier la série des chateaux d'eau.

Illustrations: 1_Meir WIGODER  "Vigilance and Delay : The Israeli-Palestinian Separation-Wall Project", 2001-2010  /// 2_Taysir Batniji "Watchtowers (extrait), 2008. Miradors Israéliens en Cisjordanie

Walter Benjamin /// L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée /// Du nouveau sur les fleurs /// Peinture et photographie


Présentation de Christophe Jouanlanne 
(Éditions Gallimard, collection Art et Esthétique, 1997)

Pour Benjamin, quatre opérations définissent la technique photographique: deux opérations principales, le gros plan ou le grossissement et le ralenti, deux opérations secondaires, la réduction et l'accéléré .Le choix de ces quatre opérations semble extrêmementclair : l'oeil en est de lui-même incapable, sans le secours de certains instruments. Mais si des instruments existent (loupe, microscope) qui permettent à l'oeil de voir les choses agrandies (ou réduites), il n'en existe aucun qui lui permette de ralentir ou d'accélérer un mouvement que nous voyons; dans ce dernier cas, la médiation de l' image est nécessaire.

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jeudi 31 mars 2011

Chris Marker /// Passengers /// Peter Blum gallery



The exhibition is comprised of more than two hundred photographs taken by Marker between 2008 and 2010. The series, which is Marker’s first in color, are images of passengers traveling on the Paris Métro.
PASSENGERS captures the many private actions and gestures that take place daily in the public sphere. Mothers cradling their children, couples whispering intimately, women wistfully staring out the window or into the middle distance, engrossed in their own personal thoughts. In several of the shots, we see whole train cars filled with similarly disengaged people. Taken as a complete body of work, this series very clearly illustrates the various ways in which people create invisible walls and boundaries in order to cope with modern urban life. Chris Marker further to the photographs he takes, enhances, changes or colors his images on the computer, giving them often an eerie, almost otherworldly presence.
All of the images will be reproduced in a book published by Peter Blum Edition, which will be released in conjunction with the exhibition. The book will feature over two hundred color images with texts by Chris Marker and Peter Blum.
The exhibition will travel to France where it will be included as part of the internationally renowned Les Rencontres d’Arles Photographie Festival in the Summer of 2011.

le site de la galerie Peter Blum


Illustrations: 1_Chris Marker, PASSENGERS, Untitled # 1, 2008-2010 /// 2_ Chris Marker, PASSENGERS, Untitled # 45, 2008-2010 /// 
3_Chris Marker, La jetée, 1962: Une catastrophe nucléaire a détruit toute vie humaine à la surface de la terre. Paris a été rayé de la carte, et seuls survivent quelques hommes dans les souterrains de Chaillot. Les « vainqueurs » de cette guerre nucléaire cherchent le moyen de sauver la race humaine. Pour cela, ils font des expériences sur les individus qu’ils ont fait prisonniers et essaient de les envoyer dans un autre temps. « Tel était le but des expériences : projeter dans le Temps des émissaires, appeler le passé et l’avenir au secours du présent. »