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vendredi 18 octobre 2013
vincent delbrouck /// As dust alight
Vincent Delbrouck ( aka V.D., *1975) privilégie une forme de recherche empathique au monde, loin du carnet de voyage folklorique. L’autofiction signe sa manière de travailler, une recherche permanente de sa propre identité de Cuba au Népal, autant de voyages initiatiques, de cheminements intérieurs vers la beauté du monde, ce qui en creuse les ombres, ses propres failles, ses découvertes intimes. Sa photographie embrasse tout!
Dans son premier livre Beyond History (Havana 1998-2006), finaliste pour le Prix du livre d’auteur aux RIP d’Arles 2009, V.D. assemble et recompose au moyen de techniques mixtes les fragments de son expérience vécue lors de nombreux séjours à La Havane. Jouant sur la frontière poreuse entre réalité et imaginaire, il évolue, tel un personnage de fiction, dans un univers singulier qui oscille entre «réalisme sale» et «documentaire poétique». L’ensemble se lit comme un parcours initiatique, un album de jeunesse intime et truculent.
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son dernier livre, "as dust alights"
illustration: Vincent Delbrouck "some windy trees", 2010
vendredi 26 octobre 2012
Voici Paris /// Centre Pompidou /// Collection Christian Bouqueret
Modernités photographiques, 1920-1950 ///
La collection Christian Bouqueret au Centre Pompidou, Musée national d'art moderne
Initiée dès la fin des années 1970, la collection rassemblée par Christian Bouqueret comprend près de sept mille images, pour la plupart des tirages originaux, œuvres de plus de cent vingt photographes actifs à Paris entre les années vingt et quarante. Représentative de la richesse de la scène parisienne, cette collection mêle les œuvres de figures magistrales de la photographie (Man Ray, Kertész, Krull, Dora Maar, Brassaï), aux images de photographes moins célébrés (Moral, Steiner, Zuber). Avec l'acquisition de la collection Bouqueret, qualifiée d'« œuvre d'intérêt patrimonial majeur », le fonds de photographies du Centre Pompidou - l'une des rares collections au monde apte à présenter une histoire complète de la photographie moderne et contemporaine dans sa diversité - devient la collection de référence pour l'étude de la photographie moderne en France dans les années 1930. Présentant un choix d'images inédit, « Voici Paris » dresse le portrait de la création photographique en France dans l'entredeux- guerres. À cette époque, Paris, ville d'accueil de nombre d'artistes et photographes étrangers, aimante les forces vives de la scène internationale : Man Ray (États-Unis), Germaine Krull, Erwin Blumenfeld (Allemagne), André Kertész, Brassaï (Hongrie) et bien d'autres encore, s'y installent et y travaillent. Aux côtés des photographes français (Henri Cartier- Bresson, Claude Cahun, Jean Moral, Daniel Masclet, Pierre Boucher, etc.), ils participent àl'une des périodes les plus flamboyantes de l'histoire de la photographie, celle où les artistes s'emparent du médium pour inventer la vision moderne.
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illustrations: 1_Jean Moral "cheminée", 1927 /// 2_Laure Albin Guillot "Le Louvre Pendant la guerre", 1939.
mercredi 24 octobre 2012
OFFPRINT 2012 /// 15-18 Novembre /// École des Beaux-Arts de Paris
OFFPRINT PROJECTS IS A PLATFORM THAT INVESTIGATES THE IMPACT OF THE NEW MEDIAS ON TRADITIONAL ART PUBLISHING FORMATS (MUSEUMS, ART SCHOOLS, BOOKS, MAGAZINES, GALERIES) AND EVALUATES UNDER WICH CIRCUMSTANCES AN "ART WORLD" IS STILL THINKABLE IN A CONTEXT OF DISSOLUTION OF THOSE FORMATS. OFFPRINT PROJECTS IS A FESTIVAL, A FAIR, A MAGAZINE, AND A MEETING POINT.
les conférences, les éditeurs présents à l'édition 2012
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illustration: Joachim Schmid présente son livre "Joachim Schmid by Martin Parr, Martin Parr by Joachim Schmid" dédicacé par Martin Parr.
lundi 15 octobre 2012
Grandes Image /// Fête des Lumières /// École Élémentaire Michelet
Agrandir le plan
(pour ceux qui étaient présents à la présentation de Christophe Domino, Lens Art du 15 Octobre)
Trois formats de surface de diffusion sont possibles, au choix :
1/ 1392px de base par 1880px de haut
(sans tenir compte des cheminées)
2/ 1392px de base par 1966px de haut
(en tenant compte des cheminées)
3/ 870px de base sur 1880 ou 1966px de haut (surface verticale seule, sans tenir compte du morceau de façade a gauche.)
plus d'infos ici
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illustration: mur-écran de l'école élémentaire Michelet, Lyon
dimanche 14 octobre 2012
Moï Wer, "ci-contre" /// fondation Henri Cartier-Bresson
Ci-Contre , est mené pendant l'année 1931. Après trois mois de travail, Moï Wer envoie la maquette définitive du projet, composée de 110 tirages en vis-à-vis, à Franz Roh. Professeur d'histoire de l'art à Munich, directeur de la collection Fotothek, Roh est également l'auteur du livreFoto-auge qui accompagnait l'exposition Film und Foto présentée à Stuttgart en 1929. Intéressé par le travail de Moï Wer, il cherche un éditeur pour le projet mais les bouleversements politiques de l'époque empêchent finalement la parution et la maquette reste en possession de Franz Roh. Moï Wer perd le contact avec Roh en 1933 et vers 1940-1945, pensant la maquette perdue, il tente de reconstituer la série de mémoire. Alors que la première maquette se concentre sur la nature et l'architecture, ces 30 doubles-pages mettent l'accent sur les personnages. Moï Wer note que la première version porte encore l'empreinte du Bauhaus et d'Albers. L'aspect nature morte domine. La deuxième, quant à elle, est pleine de vie.
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illustrations: Moï Wer "ci-contre", extraits
vendredi 16 mars 2012
Pierre Leguillon /// La grande évasion /// Musée de la Danse, Renne
La photographie fixe le temps, arrête le mouvement. Mais depuis son origine, la captation du passage constitue l'horizon impossible de sa recherche. Quel est le sens d'une image arrêtée de danse ? Qu'est-ce qui l'anime ? Avec cette exposition, trois artistes proposent leurs musées imaginaires de la danse : trois stratégies photographiques pour rendre compte de gestes, d'idées, de processus ou de désirs renvoyant à l'imaginaire chorégraphique.
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diaporama iconographie
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diaporama iconographie
Sara Van Der Beek /// D'amelio Terras Gallery NY
The photographs for which VanDerBeek first became known were, like the piece exhibited at MoMA, created in the studio with techniques borrowed from sculpture and collage. Most feature a single, somewhat rickety construction, laden with both photographic reproductions and talismanic objects—feathers, necklaces and chains, ribbons, and the like. The pictures are themselves invocations, calling forth the spirits of modernist precursors, from Constantin Brancusi and Alexander Calder to László Moholy-Nagy and Max Ernst; of classical cultures and historical figures; and of the artist’s father, the experimental filmmaker and artist Stan VanDerBeek, for whom the canny juxtaposition of images was second nature.
Illustrations: 1_Sara VanDerBeek, From the Means of Reproduction 2007, 101.6 cm x 76.2, digital c-print /// 2_Sara VanDerBeek, Eclipse 1 2008, 50.8 x 40.6 cm, digital c-print
vendredi 3 février 2012
TORBJØRN RØDLAND /// Before Behind Above Below galerie Air de Paris
A l’occasion de sa quatrième exposition à Air de Paris, Torbjørn RØDLAND présente une série de tirages argentiques noir et blanc résultant de plusieurs expositions chacun. Le titre de l’exposition renvoie à la complication et à la violation de l’espace pictural que ce procédé d’exposition multiple réalise, sans la moindre manipulation numérique de l’image. Loin de seulement remettre en cause le réalisme du médium, ce procédé est emprunt d’une dimension mystique – thème récurrent de près de dix ans de productions de l’artiste. Car l’étrangeté est bien le premier effet que produisent sur les spectateurs ces images jamais vues, elles évoquent un effet certain de disparition, une paradoxale une impression d’effacement. Mais c’est vrai qu’elles se situent à la fois avant, derrière, dessus et dessous toute possibilité d’image.
illustrations: 1_ Torbjorn Rodland (Before Behind above Below) Highlighters, 2011, 35x28cm. (framed) selenium toned silver gelatin print, ed. 2/3 /// 2_ Torbjorn Rodland (Before Behind above Below) Fractured, 2011, 57x45cm. (framed) selenium toned silver gelatin print, ed. 1/3
vendredi 20 janvier 2012
Boris Mikhailov /// "Tea, coffee, cappuccino", Galerie Suzanne Tarassiève, Paris
Une partie de Tea, Coffee, Cappuccino a été présentée en 2007 pour la Biennale de Venise
dans le pavillon ukrainien. Cette série, prise entre 2000 et 2010, forme un ensemble de 177
photographies présenté pour la première fois en France dans son intégralité.
Les clichés sʼinscrivent dans la continuité des trois séries By the ground en 1991, At dusk en
1993 et Case History en 1997. Ces derniers donnaient une image de la chute du régime
soviétique.
A Kharkov, lʼartiste photographie des scènes de rue pour confronter son regard à la réalité
sociale de son pays. Aujourdʼhui, « tout peut être acheté et vendu, même les enfants ». Une
nouvelle ère est née, celle du business.
Boris Mikhailov se rappelle de ces femmes qui ont commencé à déambuler avec des
poussettes pleines de marchandises, en criant « Tea, Coffee, Capuccino ».
Cʼest un véritable signe de notre époque. Avant cette date, personne ne buvait de Cappuccino.
La série commence sur des personnes assises à des arrêts de tram, lieu privilégié pour
observer le passage du temps. Pendant de nombreuses années, le tram véhiculait les moins
aisés et les plus vulnérables. Les voies de tram disparaissent, les naufragés du régime
soviétique aussi. Kharkov rajeunit, théâtre de lʼémergence des nouvelles couches sociales, de
businessmen, « de petites gens dans un système globalisé ». Une foule de produits bon
marché sʼest imposée, créant un nouveau quotidien en plastique coloré.
Boris Mikhailov documente la réalité. Tea, Coffee, Cappuccino est un témoignage de cette
époque. « Je voulais voir sʼil était possible de montrer un maximum dʼaspects de cette période,
un peu à la manière dʼune peinture historique, mais en utilisant le support de la photographie
documentaire. » Boris & Vita Mikhailov – Kharkov, Mars 2010
le site de la galerie Suzanne Tarrassiève
Illustration:
Sans titre,
Série : Yesterday's Sandwich 1960/70,
C-Print,
89 x 130 cm
jeudi 1 décembre 2011
John Stezaker /// masks and other collages
Réalisées à partir de photographies de plateau ou de portraits d’acteurs trouvés dans des librairies d’occasion, d’images extraites de livres de seconde main ou de cartes postales anciennes, les œuvres que l’artiste britannique John Stezaker crée depuis le milieu des années 1970, ont pour origine la fascination que peut exercer l’image trouvée, inversant ainsi la hiérarchie habituelle entre l’artiste et l’œuvre.
« Ce sont les images qui me trouvent plutôt que l’inverse », se plaît à répéter John Stezaker. À l’exemple de sa série Mask, dans laquelle des cartes postales recouvrent, tels des masques, les visages d’acteurs de cinéma, ses collages et ses fragments d’images se caractérisent par des modes d’intervention minimaux : le recadrage, l’inversion, la superposition, la juxtaposition...
Parce qu’elles renvoient à une époque récente mais néanmoins révolue, les images qu’utilise John Stezaker mettent en œuvre le pouvoir imaginatif et révélateur que les Surréalistes percevaient dans les objets « démodés ». « Je suis intéressé par l’obsolescence des images, le point où elles deviennent illisibles, mystérieuses, où elles touchent à un autre monde », précise John Stezaker. Ses œuvres proposent un arrêt, ou un retard, dans le flot d’images qui caractérise le monde contemporain, rendant soudainement visibles des images qui s’éclipsaient derrière leurs usages et leurs fonctions.
Si elles s’inscrivent à plusieurs égards dans la continuité des pratiques du collage qui ont marqué l’art du XXe siècle, les œuvres de John Stezaker se distinguent notamment par la manière dont elles abordent la construction du sens : celui-ci n’est pas appréhendé en termes de composition, mais est l’objet d’une certaine « suspension ». La ligne créée par la rencontre entre deux images hétérogènes devient, pour John Stezaker, un espace en soi, « profondément attirant », où peut s’engouffrer le regard et d’où peuvent émerger d’autres significations. Ses œuvres explorent le potentiel du non-dit, troublant nos habitudes de spectateur en même temps qu’elles soulignent le pouvoir du regard.
dimanche 13 novembre 2011
exposition TRAUMA Barbara Breitenfellner /// confort moderne, Poitiers
collages /// géométrie non-euclidienne
Barbara Breitenfellner est née à la fin des années 60, en Autriche où elle ne grandira pas. Diplômée du prestigieux Master of Fine Art de Glasgow où elle suit l'enseignement de Douglas Gordon, elle choisit de s'installer à Berlin à l'orée des années 2000. L'artiste consigne depuis plus de dix ans ses rêves dans ce qu'elle nomme son "dream diary". Il ne s'agit pas d'une démarche analytique ou exhaustive, elle ne s'intéresse qu'à ses rêves d'art ou d'expositions. Les retranscriptions de ses rêves privilégient un mode descriptif et synthétique. Ses notes donnent le titre des œuvres et apparaissent au mur de ses expositions. L'énoncé sert de point de départ à une mise en scène distanciée de ses projections nocturnes. .../...
L'artiste pratique également le collage depuis de nombreuses années. Une iconographie disparate provenant de sources hétéroclites crée des tableaux aux constructions savamment orchestrées. Animaux, paysages de montagnes, figures humaines, images de mode, publicité vintage s'entrechoquent pour créer des mondes inquiétants aux accents surréalistes. Comme dans ses rêves, le sens ne découle pas d’une grille de lecture psychanalytique mais apparaît de manière incertaine au gré des coïncidences de formes et d'agencements.
Barbara Breitenfellner rêve ses pièces qui semblent configurées dans une géométrie non-euclidienne. Elle agence, associe des matériaux, des objets comme des collections. Il ne s'agit pas de se souvenir au plus près de ce qu'elle a vu lors de ses nuits mais plutôt de construire à partir de ce postulat de nouvelles énigmes, de nouveaux scénarios. Elle vide le rêve de son contenu analytique pour créer un univers d'une inquiétante étrangeté.
illustrations 1_ Barbara Breitenfellner 19.1 x 25.3 cm, Siebdruck / Collage, 2011/// 2_Barbara Breitenfellner Ohne Titel, 21.2 x 27.0 cm, Collage, 2011
samedi 26 mars 2011
Richard Prince /// droit d'auteur
Grand « appropriationniste », Richard Prince
s'est rendu célèbre dans les années 1980 grâce notamment à ses
« re-photographies » des cow-boys des campagnes de pub Marlboro ou à
l'utilisation telles quelles des sulfureuses photos de Brooke Shields enfant par Gary Gross. Alors que son exposition American Prayer débute mardi à la Bibliothèque nationale, à Paris, l'artiste américain (ainsi que sa galerie, le géant Gagosian)
vient d'être condamné par une juge de la Cour fédérale de Manhattan
pour violation du droit d'auteur, aux dépens du photographe français
Patrick Cariou. Celui-ci avait porté plainte en 2008 pour la
réutilisation par Richard Prince d'une quarantaine de ses photographies
ayant pour sujet les Rastafariens de Jamaïque (publiées en 2000 dans le
livre Yes, Rasta), dans une série de peintures et de collages intitulée Canal Zone.
Exposée en décembre 2007 à la galerie Gagosian, celle-ci a été vendue
pour 10 millions de dollars (environ 7 millions d'euros) — pas un cent n'ayant été reversé à Patrick Cariou, auquel nulle autorisation n'a été demandée.
Pour leur défense, les avocats de Prince et Gagosian plaidèrent le « fair use » (usage raisonnable) des photographies de Cariou, qualifiées de « non-créatives », et le caractère « transformatif » des œuvres de Richard Prince. Dans sa décision, la juge a fait valoir quant à elle que « la photographie, depuis plus d'un siècle, est soumise à la protection du copyright », et demandé la saisie ou la destruction des œuvres de la série Canal Zone, qui devront être livrées à Patrick Cariou. L'artiste et la galerie devront informer les propriétaires des œuvres qu'elles sont illégales et ne peuvent être exposées. Une seconde audience aura lieu en mai afin de déterminer le montant des dommages et intérêts.
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Illustration: Œuvres de Patrick Cariou et Richard Prince. Courtesy Patrick Cariou.
Pour leur défense, les avocats de Prince et Gagosian plaidèrent le « fair use » (usage raisonnable) des photographies de Cariou, qualifiées de « non-créatives », et le caractère « transformatif » des œuvres de Richard Prince. Dans sa décision, la juge a fait valoir quant à elle que « la photographie, depuis plus d'un siècle, est soumise à la protection du copyright », et demandé la saisie ou la destruction des œuvres de la série Canal Zone, qui devront être livrées à Patrick Cariou. L'artiste et la galerie devront informer les propriétaires des œuvres qu'elles sont illégales et ne peuvent être exposées. Une seconde audience aura lieu en mai afin de déterminer le montant des dommages et intérêts.
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Illustration: Œuvres de Patrick Cariou et Richard Prince. Courtesy Patrick Cariou.
dimanche 13 mars 2011
Boris Mikhailov /// Yesterday's sandwich
Boris Mikhailov est ingénieur dans une usine en URSS quand lui on confie un appareil photo pour réaliser un reportage ; il en profite pour faire des photos de nu de sa femme. Le KGB découvrant son travail, demande son licenciement. Cet épisode sera décisif pour la suite de son parcours professionnel et déclenchera son envie de devenir photographe. Il découvre alors qu’il y a trois interdits photographiques en URSS :
Le fait d’être Ukrainien, d’avoir une mère juive et une vision non conventionnelle de la photo, ne lui permettra pas de percer comme photographe sous l’ère soviétique. Il photographie et accumule des images qui ne sont peu ou pas exposées. Après l’effondrement du mur de Berlin et la fin du bloc soviétique il voyage entre Kharkov, sa ville natale et l’Allemagne et devient alors le photographe émergent de l’ex union soviétique. Il doit notamment sa notoriété à des séries sulfureuses éthiquement condamnables comme « If I were a German ». Il y utilise dans un ensemble d’images en noir et blanc l’uniforme nazi et se met en scène avec ses proches dans des tableaux représentant des scènes érotiques, où victimes et bourreau semblent trouver du plaisir. Ces photos ont été exposées en Allemagne en 1995 lors du 50 ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, elles sont immédiatement considérées comme une insulte aux victimes du nazisme. Toujours provocateur, il continue avec sa série « Case History », réalisée en 1997 et 1998. Cette fois ci, il met en scène des clochards de Kharkov à qui il demande de s’exhiber à moitié nu devant son objectif contre un peu d’argent. Les scènes sont grotesques, les pauvres gens sont difformes, abîmés par leur existence miséreuse.
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plus d'info sur le site de la galerie Suzanne Tarasiève
illustrations 1 et 2 yesterday's sandwich, extrait, Boris Mikhaïlov
samedi 15 janvier 2011
Pekka Niittyvirta /// corrupted
Niittyvirta's creative work contains a very strong dimension of improvisation and intuition. His extensive production does consist not only of the various photographic works but instead reaches out far beyond his main tool - the camera. The abstract glamour of the visual effects has been produced with the combination of the different digital methods and utilizing the knowledge of the digital, biological and chemical processes. This means that the outcome of the pictures is not based only on the traditional photographic conventions.
Niittyvirta is also fascinated by the forces of the social circumstances. The series "Greetings from Helsinki" takes a socio-political aspect to social alienation with a dark humor. Works in the series "unDisciplined Events" explore the relationships of the scenery; the space and a human being - public and the private. The pictures bring into the focus the built-up environments and the effects that they have on our daily decisions and the activities of the different groups.
son site
Illustrations: 1 _ Pekka Niittyvirta, corrupted, "Paris Hilton (Dog Chromosome X, Poodle)", 2010, 145 X 105 cm (Image is created by inserting genetic data (dogs chromosome X) to the source code of digital image file) /// 2_Pekka Niittyvirta, corrupted, "Broken Idyl (Burma)", 2008, 46 X 30 cm (Image is modified by insertion of phrases from the propaganda newspaper New Light Of Myanmar to the digital image file's source code)
vendredi 14 janvier 2011
Cindy Sherman /// Sprüth Magers Gallery, London
Since the beginning of her career in the mid 1970s Sherman has used herself as the ostensible ‘canvas’ in her works, seamlessly combining the roles of director, model and photographer to create an array of intriguing and provocative personas. Whilst the photographs feature Sherman as the sole human subject, they do not, however, convey her likeness as a self-portrait would. A remarkable performer, in this latest work Sherman captures the subtle distortions of her face and body on camera, rendering her almost unrecognizable as she adopts outrageous guises and utilises her recent embrace of digital techniques to manipulate the scale of each character, their features, and their surroundings. The various personas animating this new body of work were created as shrines to nondescript, eccentric characters who might also be seen to denote sentries, guarding the entrance to some fabled land, casting ambiguous and disconcerting glances at the viewer. The monochrome character in the three-figure panel is the only member of the cast to seemingly blend into the background, inviting the viewer into this surreal universe with its backdrop of faux-French décor populated by a rabble of hippy-circus types. The combined costumes, poses and facial expressions change dramatically from one figure to the next, enabling the viewer to observe the artist’s permutations of identity from a seated fragile middle-aged dame to an unconvincing medieval soldier. Each character poses against an incongruous backdrop - a landscape image printed in black and white - reminiscent of ‘toile’: a type of decorating pattern frequently used on home furnishings and wallpaper. Toile was traditionally used to tell a story yet the bucolic settings in Sherman’s new work create quite the opposite effect, heightening the ambiguity and alienation of the characters while further complicating the narrative. The Untitled (2008) series was characterised by a group of almost life-size ageing American socialites. In the
photographic murals, the figures are enlarged even further to epic proportions, the grand scale serving to intensify the tension, vulnerability and uncertainty exuded by Sherman’s theatrical types. The athleticism of one figure is subtly undermined by the detail of Sherman’s performance; the pulled up sport socks & trainers, cropped blonde wig and colourful batons do not reveal the same pride or superiority implied by the character’s confident stance and haunting glare. The same black trainers reappear on another of the characters, implying that they are all mysteriously linked together. Indeed Sherman’s abandonment of make-up in favour of minor digital adjustments unintentionally results in the disquieting affect that each figure stems from the same ‘family’. Sherman’s decision to eschew make-up as the most effective means of accentuating or de-emphasising the features brings us back to her earlier works such as the Rear Screen Projections series from the early 1980s, whereby she used subtle distortions in lighting, camera angle and costume to achieve a contrasting look.
vues d'exposition sur le site de la galerie
Illustrations 1 &2_ Cindy Sherman, Untitled, 2010, Pigment print on Phototex adhesive fabric, dimensions variable
dimanche 28 mars 2010
"Papier photo" /// Galerie Chez Valentin, Paris



Papier Photo est une proposition de Sophie Sophie Berrebi et Frédérique Valentin, comprenant des travaux de Shannon Ebner, Haris Epaminonda, Amy Granat, Pierre Leguillon, Alexandra Leykauf.
Les œuvres des artistes réunis dans “Papier photo” sont traversées par la question du document photographique, objet a priori stable et factuel mais ici poussé vers un brouillage et une illisibilité.
Le point de départ de l’exposition est un projet de recherche sur le document comme forme artistique dans l’art contemporain. Employé dans le photo conceptualisme et les pratiques éphémères des années soixante et soixante-dix, le document redevient central dans le « tournant documentaire » des années 1990. Là comme avant, il est traditionnellement perçu comme une forme non remarquable, plutôt neutre, dont la valeur se situe au niveau du contenu : faits, témoignages, preuves. Mais a l’opposé de ces conceptions, certains artistes voient dans le document une forme, qui sous couvert de n’être qu’un contenu, articule et perpétue des systèmes de distribution du savoir. Ces artistes examinent les conventions de présentation des documents et les pratiques discursives auxquelles ils se rattachent afin de les démanteler et de réfléchir à la production, la circulation et la nature même de savoir. Ce travail critique fait apparaître le document comme une forme instable et équivoque bien plus que comme fait absolu.
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Illustrations: 1_ “IS RISING,” Shannon Ebner, 5 C-prints, 17 7/16 x 77 ¾ inches, 2007, Wallaspace Gallery /// 2_Vue de l’exposition "Papier photo", de gauche à droite: Alexandra Leykauf, Haris Epaminonda, Pierre Leguillon /// 3_Amy Granat, "One and one 2", 2008. Photogram. 56 x 65 cm
samedi 16 janvier 2010
Hubert Blanz /// X-plantation /// Galerie Momentum, Wien


Le photographe comme architecte
Hubert Blanz construit ses images à partir d'images satellite et d'images aériennes.
Ses derniers travaux, les "X-plantations" poursuivent ce cheminement et en viennent logiquement à une remise en question de l'espace perspectiviste, ce derniers n'étant plus adapté à une représentation de ces espaces virtuels.
communiqué de presse en anglais ici
plus d'information sur le site de la galerie Momentum
le site personnel de Hubert Blanz
Illustrations: 1_Hubert Blanz X-Plantation 04, C-Print, Diasec auf Dibond, 100 x 150 cm, 2008 /// 2_Hubert Blanz X-Plantation 03, C-Print, Diasec auf Dibond, 100 x 150 cm, 2008
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