lundi 20 septembre 2010

Jennilee Marigomen /// basse intensitée, ambigüité, interpétation

Jennilee Marigomen est née en 1982, elle vit à Vancouver

Entretien avec Graham Kolbeins

Although some of your photos have people in them, you seem to avoid straight-up portraits. What leads you to pick nature over people?
The images that resonate with me are the ones that embrace a certain kind of ambiguity and leave room for interpretation. There is always a bit of uncertainty and mystery in nature… It can’t be fully controlled and is always changing and adapting - which is what my Botanophobia series is about. I’m not really interested in subjects that are too direct or give a lot away.. I want people to revisit the image with a new perception each time. Kind of like a film with an open ending. Or maybe I prefer not to take portraits because I’m a little shy.
Tell us a little about what the art scene in Vancouver like.
Vancouver is a small city, so it’s easy to connect with other photographers that share the same audience as you. It’s natural to support each other, share ideas and resources, and collaborate. Vancouver has a big annual exhibition coming up called The Cheaper Show that will be featuring 200 local and international artists - selling their work for the same price across the board. The show does a really amazing job at bringing the art community together and bringing artists to the forefront – no matter if you are emerging or established.

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plus d'infos sur le site de Jennilee Marigomen

illustrations: 1 et 2_absent (extrait) // 3_publication pour 01magazine

lundi 13 septembre 2010

BEN GUEST /// Gogito sum

Artist: Ben Gest, Title: Jennifer in her Rooftop Garden - click to close window
Cogito Sum by Hamza Walker
Being required to carry identification means we are never without a picture of ourselves. When asked, we present a small card featuring a photographic likeness whose caption is our name. This tacitly authenticates our presence. We own our physiognomies and our physiognomies own us. Genetics is not as much a logic as it is a lottery governed by the probabilities and permutations of physical traits that in their unique combinations define us as individuals. But our bodies, in all their particularities, are only the discreet portion of what comprises the self, which is forever a vague alloy irreducible to neither a psychological or physical component. The union of ego with one’s image, or “mirror stage” as it is referred to in psychoanalysis, is a milestone in personality formation. But by the time of our first government issued photo ID the “mirror stage” has been fleshed out by layers of formative experience becoming a mask without which it is impossible to speak of self.
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video entretien Ben Guest / Hamaza Walker , Renaissance Society, Chicago

Ben Guest 1_Jennifer in her Rooftop Garden, 2006  /// 2_Peg, 2008 ///
courtesy Stephen Daiter Gallery

1922 /// les premiers tests Kodachrome


1928: lancement du Kodachrome grand public

courtesy Georges Eastman House, Rochester, NY

mercredi 19 mai 2010

Projet Toubabou /// ENBA hors les murs/// "Passages" Fondation Bullukian, Lyon

Les Huitièmes Rencontres de la Photographie de Bamako se sont déroulées en novembre 2009. Philippe Durand, artiste travaillant avec la photographie et la vidéo, enseignant à l'École nationale des beaux-arts de Lyon, a souhaité accompagner un groupe d'étudiants pour plusieurs raisons : la rareté de ce type d'évènement dans cette région, l'occasion de se confronter à des pratiques, des enjeux artistiques autres, la prise de conscience d'une histoire commune.
« L'idée n'était pas d'aller là-bas seulement comme spectateur des rencontres, mais de les considérer comme un « bruit de fond » afin de générer un commentaire sur notre propre situation.
Le projet a pris le titre générique de « Toubabou » qui est un terme familier dérivé de toubab désignant le blanc, l'occidental qui est en Afrique. Il exprime notre incapacité à dépasser notre statut de touriste occidental. Bien que nous soyons issus d'une école d'art, il relie l'histoire commune de l'Afrique et de l'Europe, passée et présente. Comment imaginer un après à ce rapport, qui a impacté une grande partie du monde ? Comment reconstruire une situation nouvelle, permettant un rééquilibrage des échanges? »
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plus d'infos
illustrations: 1_Damien Sayer "Life is funny but not ha ha funny " (extrait), 2009 /// 2_Maxime Rizard "Portique", 2009 ///Daniel Otero "Afrinaute", 2009

dimanche 4 avril 2010

Peter Piller /// Archiv




L’Archive Peter Piller contient des dizaines de milliers d’images de presse que Piller a commencé à collectionner alors qu’il travaillait pour une agence publicitaire. Comme il devait parcourir jour après jour un grand nombre de publications, l’envie lui est alors venue de compiler ces photographies et de les organiser pour ses propres projets. Bien que les images que contient cette archive soient plutôt banales et que, prise isolément, aucune ne soit tellement inspirante, la façon dont Piller les regroupe révèle quelque chose de plutôt exceptionnel sur l’inconscient collectif qui les produit. Ainsi, les trois séries reproduites ici (Decoration and Munition, Searching Policemen et Unpleasant Neighbours) qui évoquent guerres et enquêtes disent aussi beaucoup sur les obsessions et fascinations contemporaines.

son site

galerie Andrew Kreps

Illustrations: 1_Peter Piller "Girls licking ice cream", 2007, 10 Pigment Prints /// 2_Peter Piller "Car Touching", 2000-2005 (details)

Roe Ethridge /// Rockaway




JASON EDWARD KAUFMAN
Roe Ethridge arranges his large-format photographs into series whose precise meaning remains elusive. His gallery installations and book projects mix fine-art photographs and commercial images, including outtakes from his illustrational magazine work. A polished studio portrait may be juxtaposed with a grainy still-life drawn from a retail catalogue or a cropped shot of signage in a strip mall. At first glance the groupings may seem like selections from a stock-photography archive, but they are infused with an element of nostalgia and the uncanny. Images that feel familiar begin to take on an eerie sense of mystery when juxtaposed in the artist’s seemingly random arrays.
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plus d'infos sur ses travaux sur le site de la galerie Andrew Kreps

Illustrations: 1_ Roe Ethridge "Sandy Springs Mall Sign", 2005, C-print, 52 1/2 X 42 3/4 inches /// 2_Roe Ethridge "Rockaway Backyard", 2006, C-Print, 31 X 25 inches

samedi 3 avril 2010

The hoax is a hoax or may or may not be /// Darren Bader, Marieta Chirulescu, Chloé Quenum /// Galerie Carlos Cardenas



The hoax is a hoax or may or may not be
Before the screen, before Euclid, before the window, there was the lie.
There was originally no difference between the lie and the eye: each saw.
Sight was borne on the eaves of fiction and fiction was born on the biceps
of sight.
We are creatures of the day and of the night and both are our homes, are
our disarmers. What becomes true is the place you were meant to be.
There is a guidepost, a beckon, a beacon, a peal, a meal: we are meant to
know –that’s enough for NOW. Now is enough for later sometimes, but
sometimes is not enough later for now too.
All we are saying is give peace a chance
All we are saying is get what you want
All we are seeing is nothing but what
All we are seeing is everything but
All we’re assailing is everything but
All we’re availing is the thought of what’s what

lire la suite en téléchargeant le dossier de presse sur le site de la galerie Carlos Cardenas

Illustration: Marieta Chirulescu, Mixed Gradiens 1.5, 2010, C-print on alu dibond 68,5 x 52,5 cm

André Gunthert /// L'atelier des icones /// La photographie est-elle encore moderne?



André Gunthert Intervention dans le cadre du colloque “Nouvelles perspectives pour les photographes professionnels”, Ecole Louis-Lumière, Paris, 29 mars 2010

Le monde de la photographie éprouve aujourd’hui un paradoxe nouveau. Il a absorbé dans la pratique le choc de la numérisation, sa plus importante mutation technologique depuis l’invention du négatif (Talbot, 1840). Mais il reste fortement attaché à ses symboles traditionnels et montre une résistance surprenante à admettre ou à faire valoir cette évolution dans ses représentations.

Les effets de la numérisation peuvent être expliqués par sa principale caractéristique: la dématérialisation du support. Tout comme la notation écrite a permis la reproduction et la diffusion des messages linguistiques, la transformation de l’image en information la rend indépendante du support matériel, qui n’en est qu’un véhicule temporaire.
lire la suite sur Culture Visuelle

Illustrations : _1 et _2: Musée de l'Elysée, Lausanne, exposition "Tous Photographes!".

dimanche 28 mars 2010

Collecter / Recycler /// Usages de l'archive photographique dans la création contemporaine /// CPIF




Collecter / Recycler: usages de l'archive photographique dans la création contemporaine
Stanislas Amand, John Baldessari, Eric Baudelaire, Pierre Bismuth, Ludovic Burel, documentation céline duval, Mark Geffriaud, Jonathan Monk, Mathieu Pernot.

Le recyclage de l’image photographique comme procédé de création a déjà une longue histoire. Présente dans les collages cubistes et dadaïstes, les travaux des Surréalistes, des Nouveaux Réalistes et des artistes du Pop Art, que ce soit pour s’affranchir des pratiques illusionnistes, pour prendre ses distances avec la notion d’auteur, pour dynamiter les hiérarchies de l’art, pour sa dimension testimoniale et historique ou bien encore pour sa dimension poétique et plastique, l’archive photographique est citée, détournée, interprétée, bref prise comme un readymade, un matériau pour créer une nouvelle oeuvre. Cet usage s’inscrit-il aujourd’hui dans une économie, une société où l’image circule à profusion comme une attitude pour qu’apparaissent des images en moins, des images justes ? C’est l’une des interrogations de l’exposition collective qui prendra place au CPIF.

Illustrations: 1_Mathieu Pernot, Sans titre, extrait de la série «Les Témoins», 2006.Courtesy Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Paris et Galerie Vu, Paris © Mathieu Pernot /// 2_Ludovic Burel, A boy, a Girl and a Machine, 2007, Courtesy Cpif © Ludovic Burel

"Papier photo" /// Galerie Chez Valentin, Paris





Papier Photo est une proposition de Sophie Sophie Berrebi et Frédérique Valentin, comprenant des travaux de Shannon Ebner, Haris Epaminonda, Amy Granat, Pierre Leguillon, Alexandra Leykauf.

Les œuvres des artistes réunis dans “Papier photo” sont traversées par la question du document photographique, objet a priori stable et factuel mais ici poussé vers un brouillage et une illisibilité.
Le point de départ de l’exposition est un projet de recherche sur le document comme forme artistique dans l’art contemporain. Employé dans le photo conceptualisme et les pratiques éphémères des années soixante et soixante-dix, le document redevient central dans le « tournant documentaire » des années 1990. Là comme avant, il est traditionnellement perçu comme une forme non remarquable, plutôt neutre, dont la valeur se situe au niveau du contenu : faits, témoignages, preuves. Mais a l’opposé de ces conceptions, certains artistes voient dans le document une forme, qui sous couvert de n’être qu’un contenu, articule et perpétue des systèmes de distribution du savoir. Ces artistes examinent les conventions de présentation des documents et les pratiques discursives auxquelles ils se rattachent afin de les démanteler et de réfléchir à la production, la circulation et la nature même de savoir. Ce travail critique fait apparaître le document comme une forme instable et équivoque bien plus que comme fait absolu.
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Illustrations: 1_ “IS RISING,” Shannon Ebner, 5 C-prints, 17 7/16 x 77 ¾ inches, 2007, Wallaspace Gallery /// 2_Vue de l’exposition "Papier photo", de gauche à droite: Alexandra Leykauf, Haris Epaminonda, Pierre Leguillon /// 3_Amy Granat, "One and one 2", 2008. Photogram. 56 x 65 cm

Batia Suter /// Parallel Encyclopedia





Parallel Encyclopedia est un ouvrage de l'artiste Hollandaise Batia Suter qui compile un corpus d'images trouvées dans d'autres livres. Par cet aspect de son travail, on peut la rapprocher des artistes travaillant sur des collections, des corpus d'images préexistants -Hans Peter Feldman, Peter Pilar, Céline Duval.
Batia Suter utilise l'espace d'une manière très spécifique, utilisant des impression N&B de très grande taille, qui vont ainsi "couvrir" tout ou partie des murs d'exposition. Elle peut aussi opérer ce recouvrement en saturant les murs de l'espace d'exposition d'images de petits formats placées côte à côte. Ces dispositifs peuvent aussi se retrouver dans l'espace public.
Plus d'informations sur son site

illustrations: 1_"White Bus", 2002, ArToll, Rheinische Landesklinik, Bedburg-Hau (D) ///2_Untitled, 2005, 2.7 x 8.5 m (curtain), Inktjet print on silk /// 3_"Parallel Encyclopedia", 2007, Book containing images from other books, Roma Edition, Amsterdam.

Jochen Lempert /// Ce qui nous regarde




Jochen Lempert guette la présence animale là où elle est la plus furtive : dans l'environnement urbain en particulier. Nombreux sont les oiseaux perdus dans ses images, par exemple, comme cette silhouette fragile et pourtant majestueuse volant près d'un building inhospitalier et qui nous renvoie à notre condition d'habitant précaire.
Jochen Lempert travaille avec la galerie projecteSD à Barcelone
Lire dans particule N°27 "ce qui nous regarde", à propos du travail de Jochen Lempert, par Jens Emil Sennewald ici

illustrations: 1_"Oiseaux-Vögel", 1997-2004, Group of 12 photos, silver gelatin prints 53 x 44 cm each, ed. 6 /// 2_"Transmission I-VI", 2009, 6 b/w photographs, 103,6 x 80,5 cm each, Silver gelatin prints, ed. 5, Installation view, Domaine de Kerguéhennec, Bignan, France, 2009

samedi 23 janvier 2010

Pierre Leguillon présente: "Diane Arbus, rétrospective imprimée 1960-1971" /// Fondation Kadist


L’exposition adopte un point de vue singulier en présentant les pages originales des magazines, qui constituent la première – et parfois la seule – apparition de ces clichés. Elles sont directement exposées au mur. La légende de la photographie, le titre et la date de parution du magazine, figurent presque systématiquement sur la page elle-même, n’appelant donc aucun autre commentaire. La présentation, dénuée d’artifices, statue sur une forme d’anthropologie des images capable d’interroger directement leur circulation et leur économie. Un livret mis à la disposition du public permet par ailleurs de lire un rapide résumé des articles que les photographies viennent illustrer, en les replaçant dans le contexte social ou politique de l’époque, et parfois au sein de l’oeuvre de Diane Arbus.

plus d'informations sur le site de la Kadist Art Fondation

dimanche 17 janvier 2010

Pure Beauty /// John Baldessari /// Tate modern /// MACBA Barcelona






Tate Modern 13 October 2009 – 10 January 2010
MACBA 10 Février - 25 Avril 2010


Based in Los Angeles since the 1960s, John Baldessari (b. 1931) is one of the most influential artists of his generation. Making his name as a pioneer of conceptual art in the 1960s with his text and image paintings, he shocked the art world when he announced in a newspaper that he was cremating all the artworks he had produced between 1953 and 1966. He then turned his attention to photographic works often incorporating found film stills, trawling dumpsters for discarded material from which he created his famous photo-compositions.

Baldessari's lifelong interest in language, both written and visual, has been at the forefront of both his artwork and his teaching, through which, over more than thirty years, he has nurtured and influenced succeeding generations of artists. His work has had a huge influence on Cindy Sherman, David Salle, and Barbara Kruger among others. His works incorporate wit and irony, both mocking conceptual art and delivering it in his iconic work I Am Making Art; superimposing media images and painting with his trademark dots and over-painted figures in The Duress Series; and exploring the idea of subliminal images in advertising in his sequence of ice cubes containing the words of his name, 'U-BUY BAL DES SARI'.

interview (en anglais)

site de la galerie Sprüth Magers Berlin/London

Illustrations:1_John Baldessari "Noses and Ears, Etc (Part Three): Altered Person (Colour) 2007, Archival inkjet print mounted on Sintra, 110.5x161.3x7.6cm /// 2_John Baldessari "Noses and Ears, Etc (Part Three): Altered Person Being Shaved" 2007, Archival inkjet print mounted on Sintra, 128.9x110.5x7.6cm /// courtesy John Baldessari Studio © John Baldessari

samedi 16 janvier 2010

Hubert Blanz /// X-plantation /// Galerie Momentum, Wien




Le photographe comme architecte

Hubert Blanz construit ses images à partir d'images satellite et d'images aériennes.
Ses derniers travaux, les "X-plantations" poursuivent ce cheminement et en viennent logiquement à une remise en question de l'espace perspectiviste, ce derniers n'étant plus adapté à une représentation de ces espaces virtuels.

communiqué de presse en anglais ici
plus d'information sur le site de la galerie Momentum
le site personnel de Hubert Blanz

Illustrations: 1_Hubert Blanz X-Plantation 04, C-Print, Diasec auf Dibond, 100 x 150 cm, 2008 /// 2_Hubert Blanz X-Plantation 03, C-Print, Diasec auf Dibond, 100 x 150 cm, 2008