jeudi 30 avril 2009

Willie Doherty /// Always free /// The Fruitmarket Gallery, Edimburg

Willie Doherty construit des images emblématiques liées à l’actualité politique du terrorisme d’Irlande du Nord actif depuis les années 1970. Au centre de cette présence quotidienne et familière du conflit armé, de la perte insidieuse d’une réalité territoriale, de l’insécurité sous-jacente, son travail cherche des lieux déserts, des lieux-traces exprimant une perte d’identité, une absence de l’autre. Ainsi, observateurs et partenaires d’une situation politique et sociale embourbée dans un combat post-colonialiste, ses photographies, ses vidéos et leurs conditions d’exposition sont autant de non-lieux, de constats de l’incapacité à voir et à énoncer qui refusent toute localisation documentaire par retour dans l’univers abstrait et référentiel de la scène artistique. Les paysages, les portraits et les errances de l’artiste ne s’attachent pas aux particularismes. Closed Circuit montre une route barrée, une impasse qui n’en est pas une, délocalisée, générique, sans émotion particulière, dénonçant, par écho, la violence quotidienne d’une fracture urbaine anonyme et sans identité.
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video sur l'exposition à la Fruitmarket Gallery

Illustration: Willie Doherty "Local solution, Belfast 2006", photographie, 122 X 152 cm

mardi 28 avril 2009

Pierre Bourdieu et le tournant photographique


Les photographies de Pierre Bourdieu, réalisées en Algérie entre 1955 et 1957, ne furent publiées qu'un an après sa mort, en 2003. Le livre, conçu par Franz Schultheis et Christine Frinsinghelli, accompagne la manifestation, proposant en regard des clichés des extraits de textes de Bourdieu sur l'Algérie, son "œuvre la plus ancienne et la plus actuelle à la fois", confiait-il peu de temps avant sa mort. Pierre Bourdieu s'était laissé convaincre par Schultheis de montrer ce travail et de lui accorder une interview pour la revue autrichienne de photographie Camera Austria.

Bourdieu, l'Algérie fondatrice, Yacine Tassadit, Libération, 29/01/2002
Yacine Tassadit est anthropologue à l'École des hautes études en sciences sociales et directrice de la revue « Awal »:
Il n'est ni superflu ni exagéré de dire que l'Algérie a constitué un moment important dans la conversion intellectuelle de Pierre Bourdieu qui est devenu par la force de l'objet un sociologue alors qu'il était initialement destiné à la philosophie. Ce changement drastique est le produit d'une histoire à la fois simple et complexe, riche et cruelle à l'origine d'une pensée fine, inquiète et toujours en mouvement. Très tôt, Pierre Bourdieu a réalisé qu'il ne pouvait appréhender la société algérienne qu'en se débarrassant de la vision ethnocentrique et ethnocentriste spécifique aux Européens. Cette affirmation -« novatrice »- s'effectue à partir des pratiques culturelles des colonisés déniées par le système colonial, par ses intellectuels et, plus tard, par l'élite algérienne victime de l'acculturation. Car le travail de colonisation s'est effectué sur la longue durée. L'attitude des dirigeants algériens, de l'élite, est de rejeter -tout comme le colonisateur- la culture d'origine, responsable à leurs yeux de leur infériorité supposée.
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d'autres photographies de Pierre Bourdieu

À propos de "Un art moyen", Pierre Bourdieu (dir.), Essai sur les usages sociaux de la photographie, Paris, éd. de Minuit, 1965.
La photographie, un objet d’étude pour la sociologie

Illustration Pierre Bourdieu en Algérie, (c) Fondation Pierre Bourdieu, Genève

dimanche 26 avril 2009

Henri Bond /// traçabilité parfaite /// perfect marking


Henri Bond revient avec un proposition décapante sur la notion de collection d'image, d'archive, le photoblog conservant ouvert la provenance des images, ainsi que leur contexte d'origine. Toutes les images sont collectées sur flickr.
voir ici

Son site , de "accident" à "writing", est un abécédaire de citations.

illustration: Henri Bond, "Ocean beach is closed !, originally uploaded by Σταύρος." , 2009
extract from "http://flickrselection.blogspot.com/"

dimanche 19 avril 2009

William Eggleston /// "Paris" /// Fondation Cartier


En réponse à une invitation de la Fondation Cartier, le photographe américain William Eggleston mène depuis trois ans un vaste travail photographique sur la ville de Paris. Prises au fil des saisons par celui qui est considéré comme l’un des pères de la photographie couleur, ces nouvelles images dévoilent le pittoresque et le cosmopolite, le sublime et le trivial, le quotidien et l’extraordinaire.

L’exposition est aussi une occasion unique de découvrir, en regard des photographies, une récente série de peintures- un aspect peu connu du travail de l’artiste dévoilé pour la première fois au public.

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William Eggleston artistic Trust

illustration: William Eggleston, Sans titre, série Paris, 2006-2008
Courtesy Cheim and Read, New York © Eggleston Artistic Trust

Margarete Jakschik /// Domaine de Kerguéhennec



Née en Pologne en 1974, Margarete Jakschik arrive en Allemagne à l’âge de six ans. De 2000 à 2005, elle étudie à l’académie de Düsseldorf où elle est inscrite pendant deux ans dans la classe de Thomas Ruff - mais sa production ne semble en subir aucune influence : le principe de série par exemple lui est étranger et ses formats sont plutôt modestes.

À Cologne, où elle s’est fixée, elle a réalisé l’inventaire photographique des œuvres de Martin Kippenberger conservées par la galerie Gisela Capitain.

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Galerie Gisela Capitain

illustration: Margarete Jackschik, Joya, 2007, C-print, 50 x 38 cm

mercredi 15 avril 2009

Controverses /// Photographies à histoires /// BNF site richelieu


03 mars 2009 - 31 mai 2009
site Richelieu / Galerie de photographie
Depuis son invention, la photographie est au centre de nombreuses, controverses et de procès retentissants. Symbole de liberté d'expression et de droits individuels, mais aussi de pouvoir et d'argent, la photographie est confrontée régulièrement aux autorités, à la censure ou à la manipulation. Elle a suscité des débats passionnés qui se sont souvent terminés devant les tribunaux. Initialement présentée au Musée de l'Elysée de Lausanne, l'exposition propose un large choix de photographies, célèbres ou méconnues, qui ont fait l'objet de procès ou de polémiques, des débuts du medium jusqu'à l'art contemporain. L'ensemble permet ainsi de mieux comprendre le regard que les sociétés et les cultures portent sur les images de leur temps.

Une exposition du Musée de l'Elysée (Lausanne), présentée à la BnF.
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et là
illustration; Lewis Carroll "Alice as a Beggar Child", 1859

vendredi 3 avril 2009

documentation céline duval /// Au delà des horizons /// Médiathèque Jean-Louis-Curtis d'Orthez



Au-delà des horizons
Via une vaste entreprise de collecte d'images, documentation-céline-duval classe et archive le monde à sa manière, pour mieux se l'approprier et le comprendre. Son œuvre, jusqu'alors essentiellement éditoriale, explore depuis peu de nouveaux territoires formels (le tirage unique) et conceptuels (une définition personnelle de la notion d'icône). Sélectionnées pour leur force élémentaire, certaines photographies de son fonds privé incarnent ainsi ce que la documentation céline duval nomme génériquement des "abstractions énergétiques".
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le site de documentation céline duval
illustration: documentation céline duval, l’architecte, 2007
50 x 70 cm, impression une couleur : noir sur papier rivoli 240 g, 30 ex.
Courtesy galerie Semiose, Paris

jeudi 2 avril 2009

Gerhard Richter /// UEBERMALTE FOTOGRAFIEN – PHOTOGRAPHIES PEINTES /// Centre de la Photographie de Genève /// 20 02 - 12 04 2009

L’exposition UEBERMALTE FOTOGRAFIEN / PHOTOGRAPHIES PEINTES de Gerhard Richter (*Dresde, 1932) présente au Centre de la photographie Genève (CPG) un volet de son œuvre inconnu jusqu’à ce jour. Seuls quelques collectionneurs proches étaient au courant d’une pratique que cet artiste, l’un des plus importants de ses contemporains, développe systématiquement depuis 1989. Longtemps, il a considéré cette production comme annexe, et ce n’est qu’à partir de cette exposition que ses quelques 1000 photographies peintes vont entrer dans son catalogue raisonné. Le CPG en présente environ 330.
Aujourd’hui – alors que Gerhard Richter vient juste de fêter ses 77 ans – cet aspect inconnu de son travail invite à une nouvelle lecture de l’ensemble son œuvre, qui oscille entre une peinture figurative ayant la photographie comme modèle et une peinture abstraite, renvoyant autant à des figures de l’abstraction géométrique que de l’abstraction informelle. En déposant la matière picturale sur des surfaces photosensibles exposées et développées, mais sans volonté expressive, Gerhard Richter renvoie chaque médium à sa spécificité et ouvre un champ de tension riche en paradoxes, aussi vieux que ce couple -peinture/photographie-, qui a déterminé pour une bonne part l’art moderne.
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autres photographies peinte sur son site

illustration: Gerhard Richter, photographie peinte, 20 avril 2005

mardi 31 mars 2009

Marco Poloni /// shadowing the invisible man


Dans son travail, Marco Poloni (1961, CH) s'attache à sonder, explorer, multiplier les manières d'observer le réel. Il réalise des installations complexes qui mettent en jeu des caméras dans - ou proches de - l'espace d'exposition. Les images filmées par ces caméras sont diffusées ailleurs dans la salle d'exposition et souvent mélangées avec des séquences préenregistrées. Le spectateur cherche à comprendre le statut et le circuit des images, qui toutefois restent partiellement énigmatiques. Marco Poloni tente ainsi de rendre le spectateur plus attentif à son environnement immédiat et, par delà l'exposition, l'incite à observer les lieux dans lesquels il vit.
Cette position "d'observateur - metteur en scène" se retrouve dans des séries de photographies récentes, comme par exemple aka (also known as) (2002-2003) qui prend la forme de notes pour un film potentiel. Cette série est composée de 64 photographies qui montrent la vie quotidienne d'un homme aux identités multiples, un être qui semble mener une vie discrète et studieuse. Il est le plus souvent de type moyen-oriental, soit celui qui incarne aujourd'hui le portrait-robot du terroriste international. Cette œuvre déclenche avec force toutes sortes de fantasmes, de peurs, d'assimilations qui sont dues au matraquage médiatique de l'après 11 septembre 2001. Depuis cette date, on a vu tellement d'images et d'informations qui convergent dans la formation d'une psychose collective, que l'on appréhende l'individu multiple traqué par Marco Poloni davantage selon la formule "Tout individu coupable doit prouver son innocence" plutôt que selon la formule "Tout individu est innocent tant que sa culpabilité n'est pas prouvée".

interview
le projet "shadowing the invisible man"
galerie Christian Roellin

illustration: Marco Poloni, Untitled, 2009
carte de voeux du Centre de la Photographie de Genève

lundi 30 mars 2009

Snapshots /// L’histoire de l’art et le tournant ethnographique


par Geoffrey Batchen, traduction par Marine Sangi
in "Études Photographiques" N°22, octobre 2008

L’histoire de l’art a son cauchemar : les images ennuyeuses. J’entends par là les instantanés, qui forment le plus incontournable et le plus populaire des genres photographiques. J’aborderai donc ici le problème que pose l’écriture d’une histoire consacrée à l’instantané. Un problème qui tient à l’embarras du choix qui s’impose, lorsqu’il s’agit de retenir ou d’écarter des images ; ou, plus précisément, d’imaginer un principe sur lequel fonder des jugements de valeur, composante essentielle d’une pratique traditionnelle de l’histoire de l’art. À bien des égards, l’instantané se dérobe à cette pratique, tout comme le fait la photographie en règle générale. En ce sens, on pourrait dire que l’instantané est à l’histoire de la photographie ce que la photographie est à l’histoire de l’art : une sérieuse menace pour le bon équilibre de sa discipline d’accueil. Une menace que certains qualifient de » tournant ethnographique ». Bien qu’entièrement consacré à l’instantané, cet article aborde également les questions de méthodologie qui résultent de cette confrontation forcée de l’histoire de l’art avec la présence spectrale de son autre.
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illustration: Amateur anonyme, petite fille sur le pas de la porte, tirage gélatino-argentique, 12 x 7,6 cm, v. 1943-44, coll. Frank Maresca/ The Newark Museum, New Jersey.

Luc Moullet, Cinéaste


illustration: Luc Moullet et Bernadette Laffont dans le film de Luc Moullet, "Le Prestige de la mort" (2007)

Luc Moullet, dont l'oeuvre repose sur une immense culture cinématographique, aborde la réalisation comme le prolongement de son travail de critique. Il devient avec son premier long métrage une sorte de franc-tireur du cinéma français. Ses films, à l'expression décalée, proches du minimalisme, empreints d'un étrange réalisme conceptuel, célèbrent la mort du récit et surtout des genres, comme en témoigne Une aventure de Billy the Kid (1970), western français avec Jean-Pierre Léaud. En plein déferlement du cinéma pornographique, il réalise avec Antonietta Pizzorno Anatomie d'un rapport (1975), qui exalte le plaisir dans le rapport hétérosexuel. Luc Moullet se définit avant tout comme un humoriste. Toujours à cheval entre la fiction et le documentaire, il signe une ironique enquête socio-économique sur l'industrie alimentaire (Genèse d'un repas, 1978), son autobiographie distanciée (Ma première brasse, 1981) et un portrait saugrenu et ironique du monde du travail et du chômage (La Comédie du travail, 1987). Depuis 1984, il réalise un certain nombre de courts-métrages humoristiques qui recueillent l'estime de la critique intellectuelle. Il reste proche des médias, de la communication, il parle de son temps, il observe la société. Tout cela avec douceur et humour, non sans quelque ironie. Il tourne ainsi Imphy, capitale de la France (1995), Le ventre de l'Amérique et L'Odyssée du 16/9ème en 1996. Il est à la fois devant et derrière la caméra dans Nous sommes tous des cafards, en 1996. Il sort en moyenne un court-métrage par an et son oeuvre est toujours présente aujourd'hui, avec Les naufragés de la D17 en 2002. En 2007, il tourne Le prestige de la mort pour lequel il est également scénariste et acteur (il joue son propre rôle). Il tourne aussi Jean-Luc selon Luc (sur le travail de Jean-Luc Godard).








Luc Moullet, "tentatives d'ouverture d'une boîte", 1988, 14'



Luc Moullet, "Genèse d'un repas", 1978, 1h53

dimanche 29 mars 2009

Paul Graham /// a shimmer of possibility /// MOMA


In August of 2004 Paul Graham (British, b. 1956), who had moved from London to New York in 2002, set out on the first of many trips around the United States to see and photograph the country for himself. This exhibition has been selected from the resulting series of photographic works, which Graham published in twelve volumes as a shimmer of possibility (steidlMACK, 2007). Each simple but structurally inventive series includes varying numbers of pictures, from one to more than ten, and provides a vivid glimpse into unheralded moments in the lives of individuals Graham encountered on his travels. A series showing a woman eating a take-out meal or a man waiting at a bus stop transcends its nominal subjects and describes aspects of life that, while ordinary, are imbued by the photographer with affection and curiosity. a shimmer of possibility is a call for attention to the brief, indefinite intervals of life. As Graham has said, "Perhaps instead of standing at the river's edge scooping out water, it's better to be in the current itself, to watch how the river comes up to you, flows smoothly around your presence, and reforms on the other side like you were never there."

Organized by Susan Kismaric, Curator, Department of Photography.

le site de Paul Graham

salon94



Illustration: Paul Graham, San Francisco (Flower Seller), 2005, c-print, 20 x 14 inches

Annette Kelm /// Kunsthalle Zürich


ANNETTE KELM
24 JANUARY – 26 APRIL 2009

The photographs by artist Annette Kelm (born in Stuttgart in 1975, lives and works in Berlin) appear to perpetuate traditional forms of photographic representation in an unspectacular way: i.e. they comprise still lifes, portraits, object photographs, architectural and landscape photographs in moderate formats, which tend to be based on conventional studio or landscape practices. Annette Kelm works traditionally, her photographs are taken with an analogue large-format camera and are individual handmade prints. She produces both individual photographs and series of works with individual motifs and, in her exhibitions, she always shows a combination of works which refuse to submit to a single reading of a theme or concept.
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illustration: Annette Kelm, "cave", 2003, C-print, two parts

Photographie et temporalité /// Histoire culturelle du temps de pose


Un bourgeois immobilisé sur un boulevard, le temps du cirage de ses bottes: on a longtemps considéré ce personnage comme la première figure humaine enregistrée par la photographie[1] (voir ci-contre). Si d’autres documents ont depuis modifié cette interprétation[2], l’essai de Daguerre n’en a pas pour autant perdu sa valeur de symbole: seul au sein d’une foule dont la plaque n’a pas gardé trace, l’inconnu du boulevard du Temple incarne les limites des premiers procédés photographiques, impuissants à fixer un mouvement quelconque – autrement dit, incapables de produire une image fidèle d’un monde en action.

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André Gunthert in "Actualité de la Recherche en Histoire Visuelle"

illustration: Louis Daguerre, "Le Boulevard du temple, à huit heures du matin" (détail), daguerréotype, 12,9 x 16,3 cm, 1839, coll. Fotomuseum, Munich, original détérioré par nettoyage, copie de la version restaurée en 1976-1979

samedi 28 mars 2009

Bruno Serralongue /// WIELS Bruxelles



Si à première vue, le travail de Bruno Serralongue peut être comparé à celui d’un journaliste, sa méthode et sa démarche en sont en fait très éloignées. Ses photographies retranscrivent en effet l’actualité avec une certaine distance, en instaurant une temporalité différente de celle des médias de masse. Bruno Serralongue se plonge au coeur des coulisses et “à-côtés” d’une manifestation pour questionner le degré d’authenticité de l’image médiatisée.

Sous son regard et grâce au (dé-)cadrage qu’il opère, l’actualité prend une forme artistique. Ses photographies incitent le spectateur à s’interroger sur les notions de représentation, de point de vue et de distance.

WIELS
21 03 - 31 05 2009

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illustration:
Bruno Serralongue, "Calais", 2007 (extrait)
#11. Passer en Angleterre, Accès terminal transmanche, Calais, juillet 2007.