mardi 12 mai 2009

Christopher Williams /// Galerie Gisela Capitain /// dix-huit leçons sur la société industrielle




Christopher Williams appartient à cette génération d'artistes américains formée par les principaux acteurs de l'art conceptuel. Sa pratique artistique est structurée par un désir : celui de s'infiltrer au cœur de la société américaine pour en révéler les aberrations culturelles. Ce mouvement au cœur du système de représentation des médias, représentation désormais structurée par la puissance idéologique des compagnies, ce mouvement donc s'accompagne chez lui d'une grande méfiance envers un art qui serait désincarné, sans âme, sans beauté plastique.
Chaque œuvre de cet artiste américain est une métaphore de la déformation subie par l'image aujourd'hui. Ses carcans sont nombreux. La camisole du réel n'est plus qu'illusion alors que la présentation marchande évoque sur un mode métaphorique les préceptes démocratiques de nos sociétés. L'œuvre de Williams est critique et politique. Elle tente de déconstruire l'ordre symbolique des représentations sociales. Construire un nouvel imaginaire est au prix de cette déconstruction.

galerie Gisela Capitain

illustrations:
1_Cutaway model Switar 25mm f1.4 AR. Glass, wood and brass. Douglas M. Parker Studio, Glendale, California, November, 17, 2007
2008, C-Print Photograph: 50,8 x 61 cm, Framed: 86 x 95 cm
For Example: Dix-Huit Leçons Sur La Société Industrielle (Revision 7)
2_Linhof Technika V fabricated in Munich, Germany. Salon Studio Stand fabricated in Florence, Italy. Dual cable release. Prontor shutter. Symar-s lens 150mm/f 5.6 Schneider Kreuznach. Sinar fresnel lens placed with black tape on the ground glass. Dirk Sharper Studio, Berlin, June 20, 2007
2008, C-print, Photograph: 45,5 x 35,5 cm, Framed: 86,4 x 75 x 2,8 cm, For Example: Dix-Huit Leçons Sur La Société Industrielle (Revision 7)

© Christopher Williams et Galerie Gisela Capitain, Köln

lundi 11 mai 2009

Anne Laplantine /// Motion Maker Heroe /// La théorie du "re:"

Anne Laplantine est une jeune artiste basée à Paris. Après l'exploration sonore, internet semble actuellement être pour elle le point de départ et le point d'arrivée de son travail. Refilmages, relectures, reinterprétations de documents prépubliés, un point de vue poétique sur le hardware, le réseau global... Virtualisation des déplacements, de l'accès à l'information, des rencontres... Un monde tout neuf!

TAMIFLU un myspace pour sauver le monde de la grippe

À suivre une video de Anne Laplantine et deux de Capitaine Chien (Anne Laplantine et Fabien Porée)







illustrations: Anne Laplantine, "le tour des galeries", 5:01, 2009 /// Capitaine Chien "les giraf", 1:24, 2008 /// Capitaine Chien "entretien d'embauche", 1:38, 2009

Comment décrire une photographie à quelqu'un qui n'en a jamais vu?


«La minutie parfaite du tracé est inconcevable. Nulle peinture, nulle gravure ne s’en est jamais approchée. Par exemple: dans une vue de la rue, une enseigne était visible au loin, et l’oeil pouvait seulement discerner qu’il y avait des lignes de lettres dessus, mais trop minuscules pour qu’on pût les lire à l’œil nu. En appliquant au dessin une lentille puissante, qui grossissait cinquante fois, chaque lettre était clairement et distinctement lisible, tout comme les fissures et les lignes les plus minuscules sur les murs des bâtiments; et le pavé des rues. L’effet de la lentille sur le tableau était dans une large mesure semblable à celui d’un télescope dans la réalité.»
Traduit de l'anglais par François Brunet, "Samuel Morse, 'père de la photographie américaine'"

Comment décrire une photographie à quelqu'un qui n'en a jamais vu? Comment faire comprendre qu'il s'agit d'un nouveau type d'image, dont les caractéristiques diffèrent de tout ce qui est alors connu? Dans les lettres ou les comptes rendus rédigés dans les premiers mois de l'année 1839 à propos du daguerréotype, avant la divulgation du procédé, plus encore que l'aspect monochrome ou l'absence de mouvement, un trait a particulièrement frappé les observateurs: l'extrême finesse de la définition, qui se traduit par une incroyable minutie des détails. Pour rendre leurs lecteurs sensibles à cette dimension, qui suffit à distinguer le daguerréotype des représentations manuelles, Jules Janin, Alexander von Humboldt ou Samuel Morse relatent invariablement la même expérience (voir annexe ci-dessous). En examinant la plaque à l'aide d'une loupe, on y voit surgir de menus phénomènes, invisibles à l'œil nu: des brins de paille aux fenêtres des bâtiments du Louvre, une vitre cassée colmatée avec du papier, le texte d'une affiche, l'ombre projetée d'un oiseau sur le sable.
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illustration: Le reflet du photographe dans l'oeil du sujet. Détail (taille: 4 x 6 mm) d'un portrait anonyme au daguerréotype (7 x 6 cm), v. 1850, coll. part.

vendredi 8 mai 2009

Sean Snyder /// corrupted data



Communiqué de presse
Sean Snyder /// galerie Chantal Crousel /// 18 avril – 23 mai 2009

La Galerie Chantal Crousel a le plaisir de présenter la troisième exposition personnelle de l’artiste américain Sean Snyder à Paris. Une sélection d’oeuvres récentes désintègre l’image en interrogeant les médias et la représentation idéologique ainsi qu’en questionnant l’aspect matériel de l’information. L’installation dans l’espace principal de la galerie se développe à partir du projet intitulé « Index » récemment présenté à l’ICA de Londres. Les différentes oeuvres consistent en une série d’expériences faites par l’artiste au cours du processus de numérisation et de destruction de ses archives et durant lesquelles les matériaux eux-mêmes deviennent le sujet de cette investigation. Cette documentation rassemble les supports physiques de stockage tels que des imprimés, des CD et des DVD rayés, de la pellicule et des composants électroniques désassemblés. Une série de photographies grand format est basée sur les erreurs et la corruption des données occasionnées lors du transfert entre différents formats d’image. Les diverses oeuvres exposées montrent le processus par lequel les matériaux de l’archive ont été catalogués et détruits. Par l’utilisation de nombreuses techniques de l’image, y compris la microphotographie, Snyder cherche à identifier les décisions sous-jacentes et le vocabulaire employé lors du travail sur l’image et sa construction idéologique.

Exhibition est une vidéo sur l’art, sa réception et le discours qu’il génère ainsi que le travail concernant la production des expositions. Exhibition reflète les rites et les conventions de la dimension sociale de l’art et de l’échec des projets éducatifs basés sur les croyances de l’expérience esthétique universelle. La vidéo a pour sujet le film documentaire soviétique Noble Impulses of Soul, 1965, d’Israel Goldstein. Dans un style soviétique typique des années 1960, le ton pédagogique du récit du film fait l’éloge des efforts d’un musée provincial, dans le village de Parkhomivka en Ukraine de l’Est, autour d’une exposition d’art contemporain Mexicain et d’une conférence d’histoire de l’art dans une ferme. Dans la vidéo, l’artiste restructure les principaux composants du film, élimine la voix du narrateur et réarrange sa chronologie afin de briser l’apparence réaliste du documentaire et faire allusion au langage standardisé et dépourvu de sens qui parle à travers les gens.

galerie chantal crousel

illustration:
1_Sean Snyder; Untitled (mis-registered scans, 8,4 Mb, bitmap, file date : 14.11.1999), 2009, Light jet print mounted on aluminium, 84,1 x 118,9 cm (unframed)
2_Sean Snyder, "Untitled, (corrupted data, 67,4 Mb, mpeg, file date : 23.03.1997)", 2009, 84 X 119 cm, Light jet print mounted on aluminium
Courtesy of the artist and Galerie Chantal Crousel

Chris Marker /// 1er Mai 2009 /// poptronics



Le 1er Mai vu par Chris Marker : le fond de l’air est grave

annick rivoire pour poptronics
Ils ont l’air grave et tendu de ceux qui ne sont pas à la fête. C’était pourtant pour célébrer le travail et tous les droits afférents qu’1,2 million de personnes (selon la CGT, 465.000 selon la police) ont défilé dans les rues le 1er mai 2009. Une participation historique, tout comme l’était ce moment d’unité syndicale inédite. Pourtant, sous l’objectif attentif et sensible de Chris Marker, ils ne sourient pas, ou presque. L’ambiance n’est pas à la fête mais bien plutôt à l’obstination. Obstination à se faire entendre d’un pouvoir de plus en plus autiste, retranché derrière sa ligne de défense, la crise internationale qui a bon dos, les « réformes » tant vantées de Sarkozy.
Alors même que les mouvements sociaux durent sans s’épuiser (de l’éducation aux chercheurs en passant par les salariés de Caterpillar, Molex ou Heuliez), ce 1er Mai n’est pas celui d’un printemps rouge. Brice Hortefeux a mollement concédé une prochaine rencontre avec les syndicats, tandis que les députés se déchaînent verbalement contre les irresponsables qui maintiennent les grèves à l’université ou les députés socialistes qui osent encore s’opposer au projet de loi Hadopi.
Et Chris Marker, le réalisateur du « Fond de l’air est rouge » et de « Chats perchés », ces deux films chargés d’histoire, de témoigner de cette obstination tranquille, de cette tension qui les tient, ces manifestants de l’an 09.
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les images sur flickr
le site de Chris Marker


Illustrations: 1_ Chris Marker "1er Mai 2009, Paris", PICT extrait d'une capture video, © Chris Marker /// 2_Jean Louis Boissier, Chris Marker saisit les images à l'aide d'un camescope numérique, © Jean-Louis Boissier

dimanche 3 mai 2009

Geert Goiris /// "HAPAX LEGOMENON"


Le travail de Geert Goiris n’est pas de la photographie d’enregistrement. On le décrirait plus justement comme de la ‘photographie de rencontre’. Il est impossible de guetter ce moment unique. Au mieux, il se présente. Fortuit et gratuit, il jonche notre route comme un cadeau rare. C’est comme un ‘hapax legomenon’. Ce terme technique qualifie un mot qui ne survient qu’une seule fois dans la continuité d’un texte. Le monde, tel que nous en faisons le plus souvent l’expérience, se produit comme une sorte de texte continu dans l’espace et le temps. Là, cette expérience de
l’instant unique survient, imprévisible, inopinée. Pour un bref instant, le monde nous avise. De ce point de vue, chacune des images de Geert Goiris est un hapax legomenon. Le choix des sujets n’est rien moins qu’arbitraire. Au contraire, cette interruption du monde est un événement remarquable. Bien que sa photographie s’efforce d’archiver ce moment extraordinaire, elle ne peut montrer que son évanouissement. Ou davantage, elle parvient à montrer ce qui s’évanouit.
(Fragment d’un texte de Francis Smets)

exposition collective "The tragic and the funny meet again", De brakke Grond, Amsterdam, jusqu'au 24 mai.
Geert Goiris exposition au CREDAC d'Ivry sur Seine, septembre 2009

site de la galerie Catherine Bastide
site de la galerie Art Concept

illustration: Geert Goiris: "Dead bird (silent spring)", 2008, B/w print, 127,5 x 40,8 cm

vendredi 1 mai 2009

Autres Mesures /// proposé par Cecile Bourne-Farrell /// Centre Photographique d'Île de France



AUTRES MESURES: PILAR ALBARRACÍN, JULIETA ARANDA, SERGIO BELINCHÓN, HERMINE BOURGADIER, IRINA BOTEA, MICHEL BLAZY, DANIEL CHUST PETERS, LIONEL ESTÈVE, JEAN-FRANÇOIS FOURTOU, MICHEL FRANÇOIS, MIKLOS GAÁL, ISABELLE HAYEUR, DJAMEL KOKENE, SEAN LYNCH, ANTONI MIRALDA, JOACHIM MOGARRA, OTOBONG NKANGA, FLAVIE PINATEL, EDOUARD SAUTAI.

L’exposition « Autres mesures », rassemble des oeuvres issues de pratiques contemporaines diverses, dont les traitements modifient notre rapport aux échelles et aux proportions. Différents moyens seront conviés, de la maquette au collage in situ, de l’image fixe à l’image animée, ou encore à travers une programmation de films, pour restituer selon d’autres mesures les objets de nos imaginaires contemporains. Cette pluralité d’approches nous invite à jouer et à lâcher prise avec les normes et contraintes formelles de notre époque en quête de standards. Le visiteur pourra ainsi saisir les juxtapositions et renvois à d’autres restitutions d’échelles du macro au nano.
Dans un premier temps, les notions de jeu (Flavie Pinatel) et de déplacement des usages (Daniel Chust Peters) dans les espaces architecturés de la ville ou du paysage, font que les réalités s’imbriquent. Le fantastique côtoie le quotidien : dans une cité apparemment vide et pourtant parfaitement habitée par les poursuites effrénées d’enfants, ou dans la dimension utopique de la cité Pierre Semard au Blanc-Mesnil, restituée dans « Pièce détachée» d’Edouard Sautai. Un autre déplacement est opéré par Sean Lynch. Celui-ci a posé une caméra de surveillance sur le cou d’un faucon qui survole une cité à Limerick, en Irlande. L’utilisation de la caméra de surveillance renvoie à des images objectives, ici contrariées par les aléas du vol du rapace, qui attestent néanmoins des possibilités de la connectivité en temps réel. Plus ludiques, les flips book mis en mouvement par un pouce énorme, au son d’un projecteur 16mm, démultiplient l’échelle de compositions géométriques, fruit d’une collaboration de Lionel Estève avec un groupe d’enfants handicapés.
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quelques sites d'artistes participant au projet:
le site de Miklos Gaal
le site d'Otobong Nkanga
le site de Sergio Belinchon
illustration: Otobong Nkanga, "Alterscape Uprooting" (Triptych), 2006, 300 X 100 cm

jeudi 30 avril 2009

Willie Doherty /// Always free /// The Fruitmarket Gallery, Edimburg

Willie Doherty construit des images emblématiques liées à l’actualité politique du terrorisme d’Irlande du Nord actif depuis les années 1970. Au centre de cette présence quotidienne et familière du conflit armé, de la perte insidieuse d’une réalité territoriale, de l’insécurité sous-jacente, son travail cherche des lieux déserts, des lieux-traces exprimant une perte d’identité, une absence de l’autre. Ainsi, observateurs et partenaires d’une situation politique et sociale embourbée dans un combat post-colonialiste, ses photographies, ses vidéos et leurs conditions d’exposition sont autant de non-lieux, de constats de l’incapacité à voir et à énoncer qui refusent toute localisation documentaire par retour dans l’univers abstrait et référentiel de la scène artistique. Les paysages, les portraits et les errances de l’artiste ne s’attachent pas aux particularismes. Closed Circuit montre une route barrée, une impasse qui n’en est pas une, délocalisée, générique, sans émotion particulière, dénonçant, par écho, la violence quotidienne d’une fracture urbaine anonyme et sans identité.
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plus d'informations
video sur l'exposition à la Fruitmarket Gallery

Illustration: Willie Doherty "Local solution, Belfast 2006", photographie, 122 X 152 cm

mardi 28 avril 2009

Pierre Bourdieu et le tournant photographique


Les photographies de Pierre Bourdieu, réalisées en Algérie entre 1955 et 1957, ne furent publiées qu'un an après sa mort, en 2003. Le livre, conçu par Franz Schultheis et Christine Frinsinghelli, accompagne la manifestation, proposant en regard des clichés des extraits de textes de Bourdieu sur l'Algérie, son "œuvre la plus ancienne et la plus actuelle à la fois", confiait-il peu de temps avant sa mort. Pierre Bourdieu s'était laissé convaincre par Schultheis de montrer ce travail et de lui accorder une interview pour la revue autrichienne de photographie Camera Austria.

Bourdieu, l'Algérie fondatrice, Yacine Tassadit, Libération, 29/01/2002
Yacine Tassadit est anthropologue à l'École des hautes études en sciences sociales et directrice de la revue « Awal »:
Il n'est ni superflu ni exagéré de dire que l'Algérie a constitué un moment important dans la conversion intellectuelle de Pierre Bourdieu qui est devenu par la force de l'objet un sociologue alors qu'il était initialement destiné à la philosophie. Ce changement drastique est le produit d'une histoire à la fois simple et complexe, riche et cruelle à l'origine d'une pensée fine, inquiète et toujours en mouvement. Très tôt, Pierre Bourdieu a réalisé qu'il ne pouvait appréhender la société algérienne qu'en se débarrassant de la vision ethnocentrique et ethnocentriste spécifique aux Européens. Cette affirmation -« novatrice »- s'effectue à partir des pratiques culturelles des colonisés déniées par le système colonial, par ses intellectuels et, plus tard, par l'élite algérienne victime de l'acculturation. Car le travail de colonisation s'est effectué sur la longue durée. L'attitude des dirigeants algériens, de l'élite, est de rejeter -tout comme le colonisateur- la culture d'origine, responsable à leurs yeux de leur infériorité supposée.
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d'autres photographies de Pierre Bourdieu

À propos de "Un art moyen", Pierre Bourdieu (dir.), Essai sur les usages sociaux de la photographie, Paris, éd. de Minuit, 1965.
La photographie, un objet d’étude pour la sociologie

Illustration Pierre Bourdieu en Algérie, (c) Fondation Pierre Bourdieu, Genève

dimanche 26 avril 2009

Henri Bond /// traçabilité parfaite /// perfect marking


Henri Bond revient avec un proposition décapante sur la notion de collection d'image, d'archive, le photoblog conservant ouvert la provenance des images, ainsi que leur contexte d'origine. Toutes les images sont collectées sur flickr.
voir ici

Son site , de "accident" à "writing", est un abécédaire de citations.

illustration: Henri Bond, "Ocean beach is closed !, originally uploaded by Σταύρος." , 2009
extract from "http://flickrselection.blogspot.com/"

dimanche 19 avril 2009

William Eggleston /// "Paris" /// Fondation Cartier


En réponse à une invitation de la Fondation Cartier, le photographe américain William Eggleston mène depuis trois ans un vaste travail photographique sur la ville de Paris. Prises au fil des saisons par celui qui est considéré comme l’un des pères de la photographie couleur, ces nouvelles images dévoilent le pittoresque et le cosmopolite, le sublime et le trivial, le quotidien et l’extraordinaire.

L’exposition est aussi une occasion unique de découvrir, en regard des photographies, une récente série de peintures- un aspect peu connu du travail de l’artiste dévoilé pour la première fois au public.

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William Eggleston artistic Trust

illustration: William Eggleston, Sans titre, série Paris, 2006-2008
Courtesy Cheim and Read, New York © Eggleston Artistic Trust

Margarete Jakschik /// Domaine de Kerguéhennec



Née en Pologne en 1974, Margarete Jakschik arrive en Allemagne à l’âge de six ans. De 2000 à 2005, elle étudie à l’académie de Düsseldorf où elle est inscrite pendant deux ans dans la classe de Thomas Ruff - mais sa production ne semble en subir aucune influence : le principe de série par exemple lui est étranger et ses formats sont plutôt modestes.

À Cologne, où elle s’est fixée, elle a réalisé l’inventaire photographique des œuvres de Martin Kippenberger conservées par la galerie Gisela Capitain.

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Galerie Gisela Capitain

illustration: Margarete Jackschik, Joya, 2007, C-print, 50 x 38 cm

mercredi 15 avril 2009

Controverses /// Photographies à histoires /// BNF site richelieu


03 mars 2009 - 31 mai 2009
site Richelieu / Galerie de photographie
Depuis son invention, la photographie est au centre de nombreuses, controverses et de procès retentissants. Symbole de liberté d'expression et de droits individuels, mais aussi de pouvoir et d'argent, la photographie est confrontée régulièrement aux autorités, à la censure ou à la manipulation. Elle a suscité des débats passionnés qui se sont souvent terminés devant les tribunaux. Initialement présentée au Musée de l'Elysée de Lausanne, l'exposition propose un large choix de photographies, célèbres ou méconnues, qui ont fait l'objet de procès ou de polémiques, des débuts du medium jusqu'à l'art contemporain. L'ensemble permet ainsi de mieux comprendre le regard que les sociétés et les cultures portent sur les images de leur temps.

Une exposition du Musée de l'Elysée (Lausanne), présentée à la BnF.
plus d'info
et là
illustration; Lewis Carroll "Alice as a Beggar Child", 1859

vendredi 3 avril 2009

documentation céline duval /// Au delà des horizons /// Médiathèque Jean-Louis-Curtis d'Orthez



Au-delà des horizons
Via une vaste entreprise de collecte d'images, documentation-céline-duval classe et archive le monde à sa manière, pour mieux se l'approprier et le comprendre. Son œuvre, jusqu'alors essentiellement éditoriale, explore depuis peu de nouveaux territoires formels (le tirage unique) et conceptuels (une définition personnelle de la notion d'icône). Sélectionnées pour leur force élémentaire, certaines photographies de son fonds privé incarnent ainsi ce que la documentation céline duval nomme génériquement des "abstractions énergétiques".
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le site de documentation céline duval
illustration: documentation céline duval, l’architecte, 2007
50 x 70 cm, impression une couleur : noir sur papier rivoli 240 g, 30 ex.
Courtesy galerie Semiose, Paris

jeudi 2 avril 2009

Gerhard Richter /// UEBERMALTE FOTOGRAFIEN – PHOTOGRAPHIES PEINTES /// Centre de la Photographie de Genève /// 20 02 - 12 04 2009

L’exposition UEBERMALTE FOTOGRAFIEN / PHOTOGRAPHIES PEINTES de Gerhard Richter (*Dresde, 1932) présente au Centre de la photographie Genève (CPG) un volet de son œuvre inconnu jusqu’à ce jour. Seuls quelques collectionneurs proches étaient au courant d’une pratique que cet artiste, l’un des plus importants de ses contemporains, développe systématiquement depuis 1989. Longtemps, il a considéré cette production comme annexe, et ce n’est qu’à partir de cette exposition que ses quelques 1000 photographies peintes vont entrer dans son catalogue raisonné. Le CPG en présente environ 330.
Aujourd’hui – alors que Gerhard Richter vient juste de fêter ses 77 ans – cet aspect inconnu de son travail invite à une nouvelle lecture de l’ensemble son œuvre, qui oscille entre une peinture figurative ayant la photographie comme modèle et une peinture abstraite, renvoyant autant à des figures de l’abstraction géométrique que de l’abstraction informelle. En déposant la matière picturale sur des surfaces photosensibles exposées et développées, mais sans volonté expressive, Gerhard Richter renvoie chaque médium à sa spécificité et ouvre un champ de tension riche en paradoxes, aussi vieux que ce couple -peinture/photographie-, qui a déterminé pour une bonne part l’art moderne.
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autres photographies peinte sur son site

illustration: Gerhard Richter, photographie peinte, 20 avril 2005