Quand Blurb réalise un entretien avec Markus Schaden. Blurb , c'est l'édition en ligne, magnifiquement utilisée par Mickael Schmidt (par exemple: lost memories ). Markus Schaden a ouvert sa librairie-maison d'édition à Cologne en 1996.
l'entretien ici
jeudi 23 juin 2011
lundi 25 avril 2011
Exposition Open frame, CRAC Sète /// Meir Wigoder et Taysir Batniji
l'inauguration du second volet du projet Open Frame au CRAC de Sète, co-organisé par Noëlle Tissier et Joerg Bader a été l'occasion de la mise en relation des Travaux de l'Israélien Meir Wigoder et du Palestinien Taysir Batniji.
Meir Wigoder ( né en 1954, vit à Tel-Aviv) se considère comme un activiste politique. Pendant plusieurs années, il a documenté la construction du mur séparant Israël de la Palestine, qui avait été débuté en 2002, tandis que le gouvernement israélien envisageait déjà la construction d’un deuxième mur sur la frontière avec l’Egypte. L’acte de vigilance, dans cette pratique photographique de témoignage, peut être interprété comme une attitude morale envers un acte qui prive les populations de leur liberté de mouvement et de leurs droits civiques de base. Meir Wigoder a théorisé sa pratique. Il écrit : “L’acte traditional du témoinage photographiqe envoie un message subliminal”. Il semble dire : “Le privilège que vous avez de voir cet événement est basé sur la présence de quelqu’un sur le lieu”, tandis que le message émanant de “l’enregistreur vigilant” souligne la responsabilité morale du regardeur.
Taysir Batniji ( né à Gaza en 1966, vit à Paris) développe une pratique autour des notions d’identité individuelle et collective, de la disparition, du déplacement et de l’exil. Les traces qu’il ramène de ses voyages à Gaza, de ses cheminements dans les rues aux murs couverts d’affiches, les marchés et les boutiques, deviennent des parcelles tangibles de mémoire qui sauvegardent une histoire. À l’opposé des clichés médiatiques, ses œuvres montrent une corrélation subtile et métaphorique entre la construction personnelle et le récit universel.
Il montre dans le cadre de l'exposition Open Frame, un extrait de "Watch Tower", ensemble de 26 photographies noir et blanc de checkpoints Israéliens à Gaza et en Cisjordanie. Les images n'ont pas été réalisées par l'artiste, mais "commandées" à des Palestiniens vivant sur place. Le caractère "objectif" de ces architectures sécuritaires ainsi que la présentation en "grille" évoque les travaux des Becher, en particulier la série des chateaux d'eau.
Illustrations: 1_Meir WIGODER "Vigilance and Delay : The Israeli-Palestinian Separation-Wall Project", 2001-2010 /// 2_Taysir Batniji "Watchtowers (extrait), 2008. Miradors Israéliens en Cisjordanie
Walter Benjamin /// L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée /// Du nouveau sur les fleurs /// Peinture et photographie
Présentation de Christophe Jouanlanne
(Éditions Gallimard, collection Art et Esthétique, 1997)
Pour
Benjamin, quatre opérations définissent la technique photographique:
deux opérations principales, le gros plan ou le grossissement et le
ralenti, deux opérations secondaires, la réduction et l'accéléré
.Le choix de ces quatre opérations semble extrêmementclair : l'oeil
en est de lui-même incapable, sans le secours de certains
instruments. Mais si des instruments existent (loupe, microscope) qui
permettent à l'oeil de voir les choses agrandies (ou réduites), il
n'en existe aucun qui lui permette de ralentir ou d'accélérer un
mouvement que nous voyons; dans ce dernier cas, la médiation de l'
image est nécessaire.
jeudi 31 mars 2011
Chris Marker /// Passengers /// Peter Blum gallery
The exhibition is comprised of more than two hundred
photographs taken by Marker between 2008 and 2010. The series, which is
Marker’s first in color, are images of passengers traveling on the Paris Métro.
PASSENGERS captures the many private
actions and gestures that take place daily in the public sphere. Mothers
cradling their children, couples whispering intimately, women wistfully staring
out the window or into the middle distance, engrossed in their own personal
thoughts. In several of the shots, we see whole train cars filled with
similarly disengaged people. Taken as a complete body of work, this series very
clearly illustrates the various ways in
which people create invisible walls and boundaries in order to cope with modern
urban life. Chris Marker further to the photographs he takes, enhances,
changes or colors his images on the computer, giving them often an eerie, almost
otherworldly presence.
All of the images will be reproduced in a book
published by Peter Blum Edition, which will be released in conjunction with the
exhibition. The book will feature over two hundred color images with texts by
Chris Marker and Peter Blum.
le site de la galerie Peter Blum
Illustrations: 1_Chris Marker, PASSENGERS, Untitled # 1, 2008-2010 /// 2_ Chris Marker, PASSENGERS, Untitled # 45, 2008-2010 ///
3_Chris Marker, La jetée, 1962: Une catastrophe nucléaire a détruit toute vie humaine à la surface de la
terre. Paris a été rayé de la carte, et seuls survivent quelques hommes
dans les souterrains de Chaillot. Les « vainqueurs » de cette guerre
nucléaire cherchent le moyen de sauver la race humaine. Pour cela, ils
font des expériences sur les individus qu’ils ont fait prisonniers et
essaient de les envoyer dans un autre temps. « Tel était le but des
expériences : projeter dans le Temps des émissaires, appeler le passé et
l’avenir au secours du présent. »
samedi 26 mars 2011
Richard Prince /// droit d'auteur
Grand « appropriationniste », Richard Prince
s'est rendu célèbre dans les années 1980 grâce notamment à ses
« re-photographies » des cow-boys des campagnes de pub Marlboro ou à
l'utilisation telles quelles des sulfureuses photos de Brooke Shields enfant par Gary Gross. Alors que son exposition American Prayer débute mardi à la Bibliothèque nationale, à Paris, l'artiste américain (ainsi que sa galerie, le géant Gagosian)
vient d'être condamné par une juge de la Cour fédérale de Manhattan
pour violation du droit d'auteur, aux dépens du photographe français
Patrick Cariou. Celui-ci avait porté plainte en 2008 pour la
réutilisation par Richard Prince d'une quarantaine de ses photographies
ayant pour sujet les Rastafariens de Jamaïque (publiées en 2000 dans le
livre Yes, Rasta), dans une série de peintures et de collages intitulée Canal Zone.
Exposée en décembre 2007 à la galerie Gagosian, celle-ci a été vendue
pour 10 millions de dollars (environ 7 millions d'euros) — pas un cent n'ayant été reversé à Patrick Cariou, auquel nulle autorisation n'a été demandée.
Pour leur défense, les avocats de Prince et Gagosian plaidèrent le « fair use » (usage raisonnable) des photographies de Cariou, qualifiées de « non-créatives », et le caractère « transformatif » des œuvres de Richard Prince. Dans sa décision, la juge a fait valoir quant à elle que « la photographie, depuis plus d'un siècle, est soumise à la protection du copyright », et demandé la saisie ou la destruction des œuvres de la série Canal Zone, qui devront être livrées à Patrick Cariou. L'artiste et la galerie devront informer les propriétaires des œuvres qu'elles sont illégales et ne peuvent être exposées. Une seconde audience aura lieu en mai afin de déterminer le montant des dommages et intérêts.
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Illustration: Œuvres de Patrick Cariou et Richard Prince. Courtesy Patrick Cariou.
Pour leur défense, les avocats de Prince et Gagosian plaidèrent le « fair use » (usage raisonnable) des photographies de Cariou, qualifiées de « non-créatives », et le caractère « transformatif » des œuvres de Richard Prince. Dans sa décision, la juge a fait valoir quant à elle que « la photographie, depuis plus d'un siècle, est soumise à la protection du copyright », et demandé la saisie ou la destruction des œuvres de la série Canal Zone, qui devront être livrées à Patrick Cariou. L'artiste et la galerie devront informer les propriétaires des œuvres qu'elles sont illégales et ne peuvent être exposées. Une seconde audience aura lieu en mai afin de déterminer le montant des dommages et intérêts.
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Illustration: Œuvres de Patrick Cariou et Richard Prince. Courtesy Patrick Cariou.
laszlo moholy nagy /// films /// Marseille vieux port /// Berliner Stillleben
Dans ce premier film réalisé par Moholy-Nagy, la description
documentaire de la vie quotidienne à Marseille débouche sur une étude du
célèbre pont-transbordeur qui, pour toute une génération de
photographes et de cinéastes, fut l’icône même du modernisme. « Le
célèbre pont Transbordeur scintille au milieu du paysage. Il va et vient
infatigablement d'une rive à l'autre. Les étrangers admirent sa beauté.
Ce pont suspendu est vraiment un miracle technique d'une précision et
d'une finesse exceptionnelles. L'élégante construction, dont les barres
d'acier soutiennent le pont mobile, offre un spectacle très attirant ;
chaque fois on a plaisir à regarder la plate-forme remplie d'hommes
partir vers l'autre côté, au-dessus de l'eau ; se balançant et flottant
légèrement. »
Sylvie Bonnot /// marcher un paysage /// Eros est un rocher
A regarder de près la genèse du travail plastique de Sylvie Bonnot, on se prend à penser que la photographie est d'abord, sinon un prétexte du moins un auxiliaire pour marcher un paysage, arpenter un territoire, s'y immerger physiquement, se fondre en lui, faire corps avec lui.
C'est ainsi qu'elle parcourt seule, par tous les temps, pendant plusieurs années, la campagne irlandaise.
Lorsqu'elle y photographie des habitations et des autochtones, il semble, malgré une perceptible empathie, que l'on ne quitte pas un instant la thématique du paysage.
Au retour de ces périodes d'immersion, elle développe et thésaurise des centaines de photographies, qu'elle agrandit parfois, mais que, la plupart du temps elle accumule (on aurait dit autrefois qu'elle resserre) dans des boîtes qu'elle a fait fabriquer à cet effet. Une façon de s'approprier, de contenir, de posséder le territoire parcouru ?
Puis elle va partir aux antipodes, travailler dans une contrée radicalement différente, en Australie Occidentale, avec la même passion. Là encore, le paysage, sous une tout autre latitude. la nature sauvage, mais d'une autre nature, la chaleur, les arbres morts, le bush, le desséché à la place de la verdure, la terre rouge à la place de l'herbe verte, l'air qui vibre au lieu du crachin et des bruines Irlandaises.
Mais toujours la mer. Son mouvement, ses fracas, ses jaillissements, ses éclaboussures.
Cet écart majeur dans la nature provoque une mise à distance qui l'amène à évaluer graphiquement les structures des images qu'elle capte.
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Illustration: 1_Séquence (sans titre), Inis More, 2010 /// 2_ Sans titre ( Oilbar jaune primaire sur tirage baryté), 2009
dimanche 13 mars 2011
Mickael Smidt /// West Berlin
The circular shape in its hub dominates Michael Schmidt’s photograph. The edges of this circle seem to be blurred.
Diagonal structures constitute the other essential formal aspect of the picture.
Reality is represented here in a very reduced way. One detects a railroad embankment, between the crossties there is the grayish lining of snow. In the background you can make out „the wall”. The dominating formal elements allow the conclusion that a railroad bridge is being shown here. Weather seems dreary; a lighter spot in the sky gives us the idea of the light source.
Michael Schmidt works here with a few optical tricks, the round shape seems to hover over the embankment, and its blurriness suggests movement, but stays detectable as a mere suggestion. In a way, Michael Schmidt explores here the illusionary quality of photography: it’s pretense to be real, spatial and on the move.
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Illustrations: 1_ Waffenruhe; 1985-87 (extract) /// 2_Untitled (from Portraits), 1991/92, Gelatin silver print, 92 x 61,2 cm (94 x 63,2 cm framed), Ed. of 6
Boris Mikhailov /// Yesterday's sandwich
Boris Mikhailov est ingénieur dans une usine en URSS quand lui on confie un appareil photo pour réaliser un reportage ; il en profite pour faire des photos de nu de sa femme. Le KGB découvrant son travail, demande son licenciement. Cet épisode sera décisif pour la suite de son parcours professionnel et déclenchera son envie de devenir photographe. Il découvre alors qu’il y a trois interdits photographiques en URSS :
Le fait d’être Ukrainien, d’avoir une mère juive et une vision non conventionnelle de la photo, ne lui permettra pas de percer comme photographe sous l’ère soviétique. Il photographie et accumule des images qui ne sont peu ou pas exposées. Après l’effondrement du mur de Berlin et la fin du bloc soviétique il voyage entre Kharkov, sa ville natale et l’Allemagne et devient alors le photographe émergent de l’ex union soviétique. Il doit notamment sa notoriété à des séries sulfureuses éthiquement condamnables comme « If I were a German ». Il y utilise dans un ensemble d’images en noir et blanc l’uniforme nazi et se met en scène avec ses proches dans des tableaux représentant des scènes érotiques, où victimes et bourreau semblent trouver du plaisir. Ces photos ont été exposées en Allemagne en 1995 lors du 50 ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, elles sont immédiatement considérées comme une insulte aux victimes du nazisme. Toujours provocateur, il continue avec sa série « Case History », réalisée en 1997 et 1998. Cette fois ci, il met en scène des clochards de Kharkov à qui il demande de s’exhiber à moitié nu devant son objectif contre un peu d’argent. Les scènes sont grotesques, les pauvres gens sont difformes, abîmés par leur existence miséreuse.
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plus d'info sur le site de la galerie Suzanne Tarasiève
illustrations 1 et 2 yesterday's sandwich, extrait, Boris Mikhaïlov
jeudi 17 février 2011
dimanche 13 février 2011
dimanche 30 janvier 2011
Iain Baxter& : Canadian perspective /// Centre Culturel Canadien, Paris
Artiste à l’origine de l’art conceptuel au Canada, Iain Baxter& produit depuis une quarantaine d’années des œuvres et des idées audacieuses, singulières et « sensibles » qui étonnent et déstabilisent tant la critique que le public. Il a d’abord étudié la zoologie et la biologie, poursuivant ensuite des études en psychologie de l’éducation, en philosophie et en beaux-arts, suivies par une étude du zen au Japon en 1961 grâce à une bourse octroyée par le gouvernement japonais – un parcours inusité qui a jeté les fondements d’une pratique prolifique. Dès 1966, Iain Baxter& se fait connaître en réalisant l’installation Bagged Place qui reconstituait une maison moderne, avec son mobilier et ses objets quotidiens, soigneusement emballés dans du plastique transparent. La même année, Baxter& fonde la N.E. Thing Co. (la compagnie était une entreprise commune de Baxter& et de son épouse Ingrid, mais elle a été dissoute lorsqu’ils se sont séparés, en 1978), grâce à laquelle il a élaboré une esthétique qui interrogeait les structures impliquées dans la création et la production d’une œuvre d’art, le système de l’art et ses modalités de mise en marché tout comme l’organisation de la pensée elle-même. Il a également initié différentes pratiques au Canada telles que la réalisation de la première installation, l’usage de la boîte lumineuse ou encore l’expérimentation des technologies de l’information qui lui ont permis de réaliser des œuvres à distance.
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illustrations 1_ Quater Mile Landscape, P.E.I., 1969, Stop Viewing (extrait) /// 2 et 3_ Portfolio of piles, 1968 (extrait)
samedi 15 janvier 2011
Pekka Niittyvirta /// corrupted
Niittyvirta's creative work contains a very strong dimension of improvisation and intuition. His extensive production does consist not only of the various photographic works but instead reaches out far beyond his main tool - the camera. The abstract glamour of the visual effects has been produced with the combination of the different digital methods and utilizing the knowledge of the digital, biological and chemical processes. This means that the outcome of the pictures is not based only on the traditional photographic conventions.
Niittyvirta is also fascinated by the forces of the social circumstances. The series "Greetings from Helsinki" takes a socio-political aspect to social alienation with a dark humor. Works in the series "unDisciplined Events" explore the relationships of the scenery; the space and a human being - public and the private. The pictures bring into the focus the built-up environments and the effects that they have on our daily decisions and the activities of the different groups.
son site
Illustrations: 1 _ Pekka Niittyvirta, corrupted, "Paris Hilton (Dog Chromosome X, Poodle)", 2010, 145 X 105 cm (Image is created by inserting genetic data (dogs chromosome X) to the source code of digital image file) /// 2_Pekka Niittyvirta, corrupted, "Broken Idyl (Burma)", 2008, 46 X 30 cm (Image is modified by insertion of phrases from the propaganda newspaper New Light Of Myanmar to the digital image file's source code)
vendredi 14 janvier 2011
Cindy Sherman /// Sprüth Magers Gallery, London
Since the beginning of her career in the mid 1970s Sherman has used herself as the ostensible ‘canvas’ in her works, seamlessly combining the roles of director, model and photographer to create an array of intriguing and provocative personas. Whilst the photographs feature Sherman as the sole human subject, they do not, however, convey her likeness as a self-portrait would. A remarkable performer, in this latest work Sherman captures the subtle distortions of her face and body on camera, rendering her almost unrecognizable as she adopts outrageous guises and utilises her recent embrace of digital techniques to manipulate the scale of each character, their features, and their surroundings. The various personas animating this new body of work were created as shrines to nondescript, eccentric characters who might also be seen to denote sentries, guarding the entrance to some fabled land, casting ambiguous and disconcerting glances at the viewer. The monochrome character in the three-figure panel is the only member of the cast to seemingly blend into the background, inviting the viewer into this surreal universe with its backdrop of faux-French décor populated by a rabble of hippy-circus types. The combined costumes, poses and facial expressions change dramatically from one figure to the next, enabling the viewer to observe the artist’s permutations of identity from a seated fragile middle-aged dame to an unconvincing medieval soldier. Each character poses against an incongruous backdrop - a landscape image printed in black and white - reminiscent of ‘toile’: a type of decorating pattern frequently used on home furnishings and wallpaper. Toile was traditionally used to tell a story yet the bucolic settings in Sherman’s new work create quite the opposite effect, heightening the ambiguity and alienation of the characters while further complicating the narrative. The Untitled (2008) series was characterised by a group of almost life-size ageing American socialites. In the
photographic murals, the figures are enlarged even further to epic proportions, the grand scale serving to intensify the tension, vulnerability and uncertainty exuded by Sherman’s theatrical types. The athleticism of one figure is subtly undermined by the detail of Sherman’s performance; the pulled up sport socks & trainers, cropped blonde wig and colourful batons do not reveal the same pride or superiority implied by the character’s confident stance and haunting glare. The same black trainers reappear on another of the characters, implying that they are all mysteriously linked together. Indeed Sherman’s abandonment of make-up in favour of minor digital adjustments unintentionally results in the disquieting affect that each figure stems from the same ‘family’. Sherman’s decision to eschew make-up as the most effective means of accentuating or de-emphasising the features brings us back to her earlier works such as the Rear Screen Projections series from the early 1980s, whereby she used subtle distortions in lighting, camera angle and costume to achieve a contrasting look.
vues d'exposition sur le site de la galerie
Illustrations 1 &2_ Cindy Sherman, Untitled, 2010, Pigment print on Phototex adhesive fabric, dimensions variable
vendredi 7 janvier 2011
Sander Meisner /// Melancolia
Sander Meisner (1979) is a self-taught photographer living and working in Amsterdam, the Netherlands. While he searches for beauty in the melancholy and desolation of overpasses, construction- and industrial areas he creates a certain tension by photographing these places from an unexpected angle, venturing out into the city discovering colorful beauty in the desolate corners of the gray man made structures. Registration or the level of control over light through a lens is just the method. To truly get to the value of photography, Sander tries to do more than just capture reality, he tries to alter it, transform it. He tries to control the frame in such a way it generates an angle that enables him to construct new mindsets, new insights and identities. Sander exposes the sleeping infrastructure of the urban environment and turns these usually overlooked corners into objects of desire. The lack of light and extremely long exposure of the photographic film add a secondary effect; any interaction of human movement becomes totally invisible. His pictures have an almost soothing sense of solitude.
son site
Illustrations: Sander Meisner, tunnel #7, tunnel #8, 2009
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